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Un débat à 5 candidats

>Var Matin le 31 Mai 2012< Titre original : Un siège très convoité pour ce cher haut-Var

Une franche cordialité. Voire de l’amitié. Non feintes ! Si les deux candidats dracénois ne se sont pas tombés dans les bras – on s’y attendait– , nous étions les premiers étonnés, hier matin, par le climat civil et détendu qui a présidé au débat organisé par Var-matin entre les cinq principaux candidats aux législatives dans la 8e circonscription. Sous la férule d’Olivier Biscaye, directeur des rédactions, de Sophie Boudet, directrice départementale de notre titre, et dans le cadre agréable du restaurant le Pagnol à Trans-en-Provence, chacun a pu s’exprimer sereinement sur cinq grands thèmes. Et répondre à quelques interrogations concernant ses perspectives électorales, ou dans l’habit du premier député du haut Var.

« Mon cher ami »…. « Concurrent mais pas adversaire !… », a-t-on ainsi entendu…

De Geneviève Blanc (FN) à Bernard Clap (PS), de Max Piselli (Divers droite) à Olivier Audibert-Troin (UMP), en passant par Pierre Jugy (SE), un respect mutuel s’est ainsi dégagé. Mais surtout un amour partagé et clamé pour l’immense territoire de la nouvelle circonscription et son épicentre Draguignan, avec ses 65 communes, ses 10 cantons et ses 135.000 âmes.

Face à un scrutin aussi incertain que les candidats peuvent être divisés, à droite notamment, aucune surprise n’est à exclure. Et c’est donc pétris d’une modestie de circonstance que les prétendants à l’hémicycle ont dessiné leur Var rural en matière de transports, d’agrotourisme, de présence médicale, d’emploi ou d’extraction du gaz de schiste. Modestie parce que la qualification pour le second tour pourrait se jouer d’un cheveu en raison de la multiplication des candidatures, mais aussi du taux d’abstention attendu, de l’ordre de 40 %.  Parce que les heureux élus comptent bien taper dans la précieuse cagnotte de voix des éliminés du premier acte.
Certes, on ne les mariera sans doute pas tous. Mais ils ont affirmé de conserve que, quel que soit le résultat, l’ordre et l’amitié républicains seront la règle. On ne demande qu’à le croire !

 

 


Quelles solutions pour dynamiser l’emploi ?

Avec deux propositions phares pour l’emploi dans la circonscription, les cinq candidats font de ce thème une priorité. La Dracénie enregistre un des plus forts taux de chômage dans le département, notamment chez les jeunes.

– Max Piselli : « Développer le tourisme permet de générer des emplois tout en confortant l’agriculture. Avec notre patrimoine exceptionnel, on ne doit pas laisser partir les jeunes ailleurs. Surtout que la plupart adorent leur pays et n’ont pas envie de le quitter »

– Pierre Jugy : « Pour dynamiser l’emploi, je pense que la mesure efficace est de laisser aux entreprises locales l’accès aux marchés publics. Répondre aux appels d’offres est un coup de fouet évident pour les entrepreneurs. Et en veillant à cela, on assure un avenir pour nos jeunes ».

– Olivier Audibert-Troin : « Il faut miser sur la formation pour faire se rencontrer entreprises et apprentis. Il est indispensable de grossir notre outil de formation. Créer un pôle d’excellence militaire est une solution efficace pour appliquer des méthodes militaires sur des applications civiles »

– Geneviève Blanc : 
« Revaloriser le travail manuel, certes. Mais faut-il encore trouver les entreprises qui les emploient. Il faut rouvrir les commerces de proximité. Ils font notre ruralité et, si on les perd, on perd aussi notre identité ».

– Bernard Clap : « Dynamiser l’emploi, c’est travailler sur les ressources de notre territoire. Qu’une filière bois ne soit pas encore mise en place sur notre territoire est surprenant. Et, pour garder nos jeunes, il ne faut pas que miser sur l’économie résidentielle ».

 

 


Désertification médicale : même combat !

À l’unisson, les cinq candidats pointent du doigt le manque de « médecins de campagne ». Certains ont des propositions bien concrètes en la matière.

Geneviève Blanc : « C’est un grave problème. Augmenter le numerus clausus, en parvenant à 6.000 médecins supplémentaires par an, fait partie du programme du FN pour favoriser l’implantation des jeunes médecins en milieu rural. Je souhaite encourager la création de maison de santé de proximité et la sauvegarde de structures médicales à échelle humaine ».

Bernard Clap : « Je suis favorable à un nouveau maillage de la santé en milieu rural, faire un diagnostic beaucoup plus précis des besoins. Je souhaite développer des maisons cantonales de santé. Il est important pour les habitants des villages de ne pas se sentir isolés, notamment au niveau de la santé. Il faut aussi maintenir le Dragon 83 (l’hélicoptère de la sécurité civile) ».

Max Piselli : « La désertification médicale rejaillit directement sur l’économie. En tant que président du conseil de surveillance de l’hôpital de Draguignan nous travaillons sur ce sujet. Si j’ai la chance d’être élu, je proposerai une loi concernant les étudiants en médecine. Au concours de première anné e, seuls sont retenus ceux qui ont, disons, entre 15 et 20. Tous ceux qui se trouvent juste en dessous, aux alentours de 14, 5, pourront pass er à la condition qu’ils s’engagent pendant trois ans à servir la médecine en milieu rural ».

Olivier Audibert-Troin : « Il faut veiller à ce qu’il n’y ait pas un territoire à deux vitesses. Pour autant, je ne pense pas qu’il faille faire des textes de loi supplémentaires. Pour l’installation de médecins, il faut des incitations fiscales et financières. Concernant les honoraires, je ne suis pas favorable aux propositions du gouvernement qui veut supprimer le secteur 2 (1). Il faut aussi développer les partenariats entre le public et le privé ».

Pierre Jugy : « Ma suppléante est médecin urgentiste à l’hôpital de Draguignan, donc nous connaissons très bien ces difficultés. Quand je suis sur le terrain, les gens me disent que leur carreleur ou leur garagiste sont, pour la plupart du temps, entourés de secrétaire, de personnel. Les médecins de village n’ont pas suffisamment de moyens. Le médecin qui se lance dans cette voie doit pouvoir réussir à gagner sa vie ».


1. Les médecins peuvent pratiquer des tarifs libres, « avec tact et mesure 
».

 


Un territoire qui reste à exploiter

Agriculture et tourisme sont deux des clés du développement du haut-Var. Comment les candidats envisagent de les marier pour assurer une présence humaine et active ?

Olivier Audibert-Troin : « J’ai d’abord une pensée pour les viticulteurs sinistrés du Brignolais. Il va vraiment falloir se pencher sur le régime des calamités agricoles. Nous devons impérativement diversifier l’agriculture via le pastoralisme ; résoudre le problème de l’abattoir qui fait défaut et se pencher encore sur le loup pour lequel nous avons obtenu 11 autorisations de tir contre 6 auparavant. En second lieu, on pourrait développer la culture du chanvre dans l’ouest qui est un matériau de plus en plus demandé dans l’éco-construction. Enfin, le développement de l’œnotourisme est opportun. Le département a candidaté pour l’obtention d’un label qui concernerait 100 domaines dans la circonscription ».

Pierre Jugy : « Je vis du tourisme et fais tout mon possible pour le promouvoir dans le nord du département. Pour l’heure, le premier problème est celui du logement des équipes que nous peinons à sédentariser. Nous possédons les produits touristiques et la plupart des établissements sont compétitifs. L’Europe entière se bat pour venir dans le sud. À nous de retenir les visiteurs ».

Geneviève Blanc : « Tout à fait d’accord pour le développement de l’œnotourisme et de la culture du chanvre. Ma pensée va néanmoins vers les petites exploitations pour lesquelles il faut favoriser les cycles courts de commercialisations et casser les monopoles de la grande distribution. Il faut aussi revaloriser les retraites, notamment des veuves d’exploitants. Par ailleurs, il faut aller vers un tourisme humain fait de visites, de cueillette à la ferme, de circuits équestres. Sans empiéter sur les terres agricoles. »

Bernard Clap : « La politique agricole commune est essentielle pour le maintien de l’activité. Il faut organiser les filières contre la grande distribution. Favoriser les cycles courts. En finir avec la spéculation et préserver le foncier agricole. Quant au loup, il ne s’agit pas que de tuer : il y a le bon et le mauvais loup ! La charte européenne du tourisme rural prend en compte tous ces aspects. Nous devons construire une offre touristique entre professionnels et habitants. »

Max Piselli : « Les jeunes veulent vivre au pays. Nous possédons une richesse agricole et patrimoniale exceptionnelle. Le haut-Var, c’est une image d’Épinal ! Notre problème, c’est de drainer les flux touristiques du littoral vers le nord. Nous en avons les moyens. Les gens peuvent trouver chez nous le calme et la sincérité qu’ils recherchent ».

 


Lignes ferroviaires : leurs différentes voies

En matière de transport ferroviaire, les avis divergent, notamment sur la possible réalisation de la Ligne à Grande Vitesse (LGV). Positions plus modérées à propos de la réouverture de la ligne SNCF Les Arcs-Draguignan.

– Bernard Clap : « Je m’oppose à la LGV. Ce sont des milliards d’euros dépensés au détriment de nos terres et de nos cultures. Améliorons l’existant car le tracé Marseille-Toulon, d’abord pensé, est caduc. Quant à la réouverture du trajet SNCF, Les Arcs-Draguignan, j’imagine davantage une voie verte avec un tramway ou un « bus propre ».

– Max Piselli : « La LGV est nécessaire dans l’Europe que nous voulons construire. Si nous ne l’avons pas maintenant, nous l’aurons dans quelques années. C’est un moyen sécurisant. Reste à trouver un financement comme pour la ligne Les Arcs-Draguignan, que je ne trouve pas nécessaire tant le réseau autocariste s’est développé. »

– Pierre Jugy : « Il faut écouter la volonté populaire qui ne veut pas de ce projet de LGV. Car s’il n’y a pas l’argent et la nécessité de le faire pourquoi se battre contre les associations d’usagers qui la dénoncent. Rouvrir la ligne Les Arcs-Draguignan serait plus utile compte tenu du délai d’attente entre les correspondances. »

– Geneviève Blanc : « Il me semble qu’un référendum est indispensable pour voter la création de la LGV. L’impact sur l’environnement est important pour un gain de temps minimum. Mais pour les petits trajets je suis favorable à la réouverture de la ligne les Arcs-Draguignan, évitons d’utiliser la voiture.»

– Olivier Audibert-Troin : « On ne peut pas s’opposer à la LGV. On serait la seule région à ne pas l’avoir et pour un département touristique comme le nôtre c’est indispensable. Trouvons des modes de financements publics et privés pour mener à bien cette réalisation. Si la ligne Les Arcs-Draguignan est une embellie pour la Dracénie, allons-y mais préconisons l’économie et l’efficacité d’abord. »

 


C’est dit !

– Nous n’avons pas retrouvé les thèmes habituels du FN dans ce débat ? G. Blanc : «J’ai parlé du FN que les gens veulent connaître. Il y a une inquisition politico-médiatique qui ne retient que les aspects du FN tel que l’immigration. Même si je suis contre le droit du sol… »

– Vous avez dit que vous la joueriez collectif en cas de victoire. Tendrez-vous la main à Max Piselli dans ce cas ? O. Audibert-Troin : « La politique ce n’est pas un combat d’un homme contre un autre, mais un combat pour des idées et des valeurs. Je tendrai la main à Max Piselli. Je veux être un homme de rassemblement ».

– Après trois semaines de présidence, pensez-vous que François Hollande tiendra ses engagements ? B. Clap : « Oui. Mais pour ce faire il faut donner une majorité au gouvernement. Pour construire, c’est indispensable. Car la cohabitation ne serait pas le bon outil pour accomplir notre politique, après 20 ans de droite au pouvoir ».

– En cas d’échec au premier tour, et si Olivier Audibert-Troin était au second, appelleriez-vous à voter pour lui ? M. Piselli : « J’ai le temps d’y réfléchir. Je suis légitime dans ma candidature par mon expérience de maire, de conseiller général depuis 25 ans, par ma place de pdt du SDIS autrefois et du conseil de surveillance de l’hôpital aujourd’hui. J’ai aussi créé la CAD… J’ai confiance ».

Quid si vous créez la surprise au soir du premier tour ? P. Jugy : « Je suis parti en campagne avant tout le monde car je n’attendais pas d’investiture. Pour entendre les gens. Ils veulent élire quelqu’un qui soit capable de donner la main à chacun, au-delà des querelles intestines. Je le sens de mieux en mieux chaque jour ! »

 


Une phrase pour convaincre

Geneviève Blanc : « Un avenir pour tous les Français »
Bernard Clap : « Se mobiliser pour que d’autres ne décident pas à votre place »
Max Piselli : « Une force de résistance dans une droite républicaine humaniste »
Pierre Jugy : « Les gens qui s’occupent de vous sont à votre disposition et non au service de la politique »
Olivier Audibert-Troin : « Aimer les gens, aimer les territoires »


Interview de Pierre Jugy, Candidat SE

Questions pour Pierre Jugy

–         Depuis quand êtes-vous engager en politique,

Pouvez-vous nous expliquer votre parcours ?

Il y a tout juste 4 ans, en me présentant comme tête de liste, d’une liste sans étiquette politique, à la marie de Tourtour. Parce que j’aime mon village et que je voulais qu’il puisse se développer harmonieusement sans perdre son âme provençale, j’ai été convaincu par des jeunes très motivés de m’engager. Depuis, j’ai découvert la vie publique que je ne connaissais pas car je suis hôtelier-restaurateur depuis 25 ans. J’ai constaté que lorsque l’on s’engageais, on pouvait changer les choses alors cela me plait.

–         Depuis quand êtes-vous élu, quelles sont les projets que vous avez entrepris dont vous êtes le plus fier ?

Depuis  4 ans, j’ai  la chance de travailler avec une équipe d’adjoints qui se rend disponible au quotidien pour les habitants et nous avons changé beaucoup de choses pour améliorer la vie quotidienne de nos concitoyens. Il n’y a pas un projet particulier car tout est important. Tout ce que nous avons fait pour les enfants et les classes est important. Mais le fait d’avoir assainie les finances de la commune pour pouvoir redonner une dynamique est aussi satisfaisant.

–         Allez-vous vous de nouveau vous présenter à la Mairie de Tourtour ?

La question ne se pose pas pour le moment car nous sommes une équipe et c’est le travail  d’équipe qui compte le plus. Le temps est fini ou un homme seul pouvait gérer une commune. Nous verrons donc le moment venu.

–         Pourquoi vous présentez-vous aux élections législatives ?

Parce que j’ai vite compris que pour être écouté il fallait mettre les pieds dans le plat et bousculer les certitudes des responsables politiques qui ne pensent pas à agir mais à faire carrière. Mon combat collectif contre le gaz de schiste à été un révélateur car la menace est considérable pour le Haut var et j’ai découvert des politiques de gauche comme de droite qui s’en moquent ouvertement. Les pétroliers menacent de ruiner l’économie touristique du Var et la qualité de vie et les responsables baissent les bras, en s’inventant des excuses. Cela m’a donné l’envie de me battre pour mon territoire.

–         Pouvez-vous nous expliquer les grands points de votre programme ?

Pour cela je vous recommande la lecture de mon programme qui est édité sur un journal et disponible sur mon site www.pierrejugy;fr

Si je devais résumer, C’est la défense de la ruralité, le développement économique de proximité, des services publics partout, des logements accessibles et une qualité de vie renforcée. De façon encore plus synthétique, c’est vivre et travailler au pays, dans des conditions décentes avec une vraie qualité de vie.

–         Pensez-vous que la division au sein de la droite va faire votre jeu ?

Ou plutôt ceux de vos adversaires ?

Je ne me place pas dans cette logique politicienne qui illustre plutôt un conflit de personnes qu’une vision différente des actions à conduire. Je recommande aux électeurs de s’intéresser plutôt à la méthode proposée et pour ma part je suis déterminé.

–         Si vous êtes élu, que va changer dans le quotidien des habitants de la 8eme Circonscription ?

De nombreux changements peuvent avoir lieu rapidement si la Voix du haut var est entendue à Paris, à la région et au département. Pour le moment, nous sommes les parents pauvres car les financements et les projets vont vers le littoral. C’est choquant et je ferai le nécessaire pour avoir un vrai équilibre. Pour moi, c’est la vie quotidienne qui est ma priorité, pas les grands projets dispendieux ou ceux qui font « mousser » les élus qui en sont à l’origine. Je défends l’ordinaire, car c’est ça la priorité de la majorité d’entre nous.

–         Vous vous êtes engagé contre le gaz de schiste, pouvez-vous nous expliquer la raison de cet engagement ?

Je vous ai explique mon attachement à ma région et cette énergie est pour moi une catastrophe économique et écologique pour le Var. je l’a combattrai jusqu’à ce que nous ayons réussi à interdire l’exploitation de cette ressource, ici mais aussi partout en France.

–         Vous avez un soutient de taille, Monsieur Bouraly, pouvez-vous nous expliquer pourquoi vous apporte-t-il son soutient ?

Frédéric Bouraly, dit « José » est un amoureux de la Provence et je le connais depuis très longtemps. Il vient à Tourtour et partage nos valeurs en matière de défense de la ruralité et de protection de l’environnement. Et comme il sait que je n’ai pas de parti politique, il a gentiment accepté de « mouiller sa chemise » à nos côtés, et même de faire campagne avec moi sur le terrain. Il adore le Haut-Var mais ne veut pas que notre région devienne une réserve d’indiens ou un terrain d’expérimentation pour compagnies pétrolières.

–         Si vous ne passez pas le premier tour, a qui allez-vous vous ralliez ?

J’espère de tout cœur parvenir au second tour même si la marche est très haute puisse qu’il faut dépasser les 20%. Si je n’y parviens pas, les électeurs qui se seront portés sur moi auront à faire un choix en leur âme et conscience. Il est fini le temps ou un candidat se croyait propriétaire de ses voix. Je laisserai les gens libre de leur choix et je leur ferai confiance pour bien choisir.

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Questions pour France SANNINO

–         Depuis quand êtes-vous engager en politique,

Pouvez-vous nous expliquer votre parcours ?

C’est la première fois que je m’engage en politique alors que je suis déjà très engagée dans le monde associatif, notamment au niveau culturel. Comme médecin urgentiste, je suis en contact permanent avec la détresse des gens qui se sentent menacés dans leur vie. Mais, j’ai aussi compris au quotidien que la santé pour tous passe par des services publics de qualité et des moyens adaptés sous peine d’avoir une santé à deux vitesses. Face aux menaces qui pèsent sur notre système de santé, notamment ici dans le Haut-Var, j’ai décidé de m’engager pour faire bouger les choses. Et le faire sans être dans un camp me paraissait logique car la politique politicienne est une catastrophe qui conduit à l’immobilisme.

–         Pourquoi avez-vous accepté d’être la suppléante de Monsieur Jugy ?

Parce que je défends les mêmes valeurs que lui et que je ne me  voyais pas autrement que sans étiquette. On peut avoir des convictions et ne pas aimer les partis politiques et leur façon d’enfermer les gens dans une idéologie. Je me bats au quotidien pour la défense du service publique à l’hôpital et j’ai trouvé que Pierre Jugy était le meilleur pour se battre pour des services publics efficaces et permanents. Il adore sa région et à une force de conviction qui manque à nos responsables politiques. Il a la pêche et il n’a pas la langue de bois, ce qui en fait un excellent défenseur de notre territoire.

–         Quel est le rôle du suppléant ?

De faire campagne comme le titulaire en apportant sa sensibilité et ses convictions, pour une démarche commune. Une campagne, c’est un travail collectif avec des gens différents qui partagent des valeurs  et c’est passionnant.


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