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François Bayrou rompt avec la tradition centriste en votant François Hollande

>20minutes.fr le 03/05/2012 à 21h22<

POLITIQUE – Le président du MoDem, qui a totalisé 9,1% des voix au premier tour, a fait le choix d’Hollande, mais ne donne pas de consignes de vote…

En choisissant de voter pour le socialiste François Hollande en 2012, François Bayrou rompt avec sa consigne négative de 2007, où il appelait à ne pas voterNicolas Sarkozy. Mais le président du MoDem, qui a totalisé 9,1% des voix au premier tour de la présidentielle, l’a répété lors d’un court discours, ce jeudi soir au siège du parti: ce jugement est personnel. «Je ne donnerai pas de consigne de vote. Chacun de mes amis, chacun de mes électeurs s’exprimera en conscience», déclare-t-il.

Un respect des électeurs «au nom de la diversité». «Une logique de liberté et de respect des électeurs, propre à notre parti», ajoute Marc Fesneau, secrétaire général du parti.

Diversité des électeurs centristes

Au président-candidat, le centriste décoche ses flèches. «Nicolas Sarkozy, après un bon score de premier tour, s’est livré à une course-poursuite à l’extrême droite dans laquelle nous ne retrouvons pas nos valeurs». «Obsession de l’immigration», «obsession de la frontière», «la ligne qu’a choisie Nicolas Sarkozy entre les deux tours est violente», lance le président du MoDem.

S’il choisit François Hollande, François Bayrou n’en est pas un fervent supporter: «Je pense que ce programme est inadapté à la situation du pays et encore plus à la crise qui vient, que j’ai annoncée» déclare le centriste, qui appelle par ailleurs à une «unité nationale» qui intégrerait «une partie de la droite républicaine».

Centre tiraillé entre différentes chapelles

En faisant le choix du François Hollande, François Bayrou prend position au sein d’un centre tiraillé entre les deux candidats finalistes. Si Jean Peyrelevade et Dominique Versini voteront Hollande, François Zoccheto, président du groupe centriste au Sénat, et Jean Arthuis choisissent Sarkozy.

Par ce choix, François Bayrou rompt aussi avec une tradition centriste, et ferme la porte à un quelconque rapprochement avec les différentes chapelles du centre droit dans la perspective des élections législatives. L’option socialiste est donc de mise: «C’est maintenant à François Hollande, s’il est élu, de décider d’œuvrer au rassemblement le plus large», appelle Robert Rochefort, vice-président du MoDem. Reste à attendre désormais la réponse des socialistes à cette annonce.

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Journal des Elections n°6

Voici le 6ème numéro de JT des élections Présidentielles ! Nous remercions Messieurs Piselli et Cavallier, pour leur participation. Vous pourrez retrouver leur interview complète, très prochainement !


Journal de Elections n°3

Voici la troisième édition du Journal des Elections, présentée par Flavien Roeckel, avec la participation de Bernard Clap, Maire de Trigance et Candidat aux élections législatives pour la 8eme Circonscription du Var, que nous remercions.


Le candidat Bayrou met en scène les six premiers mois de sa présidence

>L’Alsace le 25/03/2012 à 18:31<

François Bayrou a mis en scène dimanche au Zénith de Paris les six premiers mois de sa présidence pour crédibiliser sa candidature et réaffirmer sa détermination à gagner, alors que les derniers sondages le placent au coude à coude, voire derrière Jean-Luc Mélenchon.

Devant plusieurs milliers de personnes enthousiastes scandant «Bayrou président» ou «on va gagner», le leader du MoDem s’est présenté comme le candidat de «l’espoir» face à ses concurrents de l’UMP et du PS.

«C’est eux qui nous ont conduits là où nous sommes, ils ont endormi le peuple français en refusant de regarder en face la réalité de notre situation, ils nous ont conduits sur le chemin du déclin toujours plus rapide, faute de prévoir avant de gouverner, faute de définir d’un trait sûr la route à suivre», a-t-il lancé.

«La réussite du changement est impossible avec Nicolas Sarkozy» dont le quinquennat a été marqué «par l’injustice et l’esprit de clan». Elle n’est pas non plus possible avec François Hollande et le «programme abracadabrant» de son parti et «la surenchère déboussolée de ses partenaires», a-t-il expliqué.

«C’est le choix de la lucidité, du combat, du courage que je propose à notre pays», a-t-il expliqué avant de mettre en scène les six premiers mois de son futur mandat.

«Elu président de la République le 6 mai, j’organiserai le 10 juin, jour du premier tour de l’élection législative et en même temps que celle-ci, un référendum de moralisation de la vie publique en France», a dit le leader centriste.

«Avant le 14 juillet, le gouvernement préparera une loi de finances rectificative qui portera en particulier sur des économies dans le fonctionnement de l’Etat, la création d’un point de TVA et l’abaissement des niches fiscales», a-t-il ajouté.

Dans un même temps, il créera «la possibilité d’un emploi sans charges pour toutes les entreprises de moins de 50 salariés» et mettra en place «un commissariat aux stratégies de production», a-t-il poursuivi en précisant que le Parlement siègerait pour cela exceptionnellement pendant tout l’été.

Pendant cette session, «le Parlement préparera une loi-cadre sur ‘le Produire en France’ et se prononcera sur un texte portant sur diverses mesures d’urgence» en matière de logement et de santé, a précisé le leader centriste.

«Pendant l’été, je lancerai un ‘Grenelle de l’Education’ et à l’automne, un grand projet de loi social sera débattu au Parlement qui permettra notamment la participation des salariés aux conseils d’administration, limitera le recours aux CDD avec la création d’un contrat de travail unique ».

François Bayrou proposera en outre aux partenaires sociaux »des propositions« pour augmenter le pouvoir d’achat des salariés» et une loi sur l’indépendance des médias.

Dans le domaine associatif, il proposera «un cadre juridique à l’emploi bénévole» et fera voter, avant fin 2012, «une loi sur l’égalité hommes-femmes qui traitera de la parité en politique, de l’égalité salariale et des violences conjugales».

François Bayrou est également revenu sur le drame de Toulouse et Montauban, qui lui avait valu des critiques à droite sur sa mise en cause de «ceux qui font flamber les passions».

«La République a des questions à se poser», a renchéri le leader centriste en s’étonnant qu’un «assassin désaxé, repéré par tous les services, identifié et sur la liste noire des services de renseignement américains, puisse se constituer un arsenal d’armes de guerre, s’entraîner, commettre ces meurtres (…) sans que nul ne soit en alerte»

Il a également annoncé que s’il était élu il ferait de «la lutte contre le trafic d’armes une priorité» nationale.


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