Interview d’Olivier Audibert-Troin, UMP

Interview d’Olivier Audibert Troin, candidat UMP aux législatives pour la 8ème circonscription du var.


Interview de Max Piselli, candidat DVD

Interview de Max Piselli candidat DVD aux législatives pour la 8ème circonscription du var.


A propos des interviews….

Les interviews de Max Piselli (DVD) et Olivier Audibert-Troin (UMP) seront publiées dans les plus brefs délais.

Geneviève Blanc (FN), n’a pas souhaité répondre à nos questions.

Malheureusement, nous n’avons pas pu rentrer en contact avec les autres candidats…

 

Merci de votre compréhension.


Interview de Fiorrella Chaudessolle, NPA

Question à Mme Chaudessolle.

Depuis quand êtes-vous engager en politique, pouvez-vous nous expliquer votre parcours ?

 

Fiorella CHAUDESSOLLE, 41 ans, domiciliant Seillans, Canton de Fayence, mariée, maman de 2 enfants, secrétaire bilingue. Cumul d’emplois précaires à durée déterminée sur Grasse et Fayence, actuellement privée d’emplois.
Issue d’une famille d’ouvriers italiens, fondeur de zinc, j’ai reçu un très bel héritage, « résiste à toutes injustices sociales ou discriminatoires ». Ces mots me rappelle au quotidien, que la petite fille que j’étais,  qui faisait ses devoirs à la petite bougie pour économiser quelques kilowatts, celle qui écrivait des courriers pour les voisins qui ne savaient ni lire ni écrire, celles qui se révoltait quand une famille n’avait plus de quoi manger, celle qui n’a connue ni cadeaux de noël, ni anniversaires, ni vacances, ni loisirs, n’était  pas la plus malheureuse, j’avais un toit et un repas,   il y a toujours pire que soi.

Mes parents se sont sacrifiés pour offrir à leurs enfants des études, je les ai réussi avec succès mais je n’ai pas pu les poursuivre pour des raisons financières, donc je ne suis pas avocate comme je l’avais souhaitée.

C’est à ce moment là que j’ai pris conscience que l’accès aux études étaient beaucoup plus facile pour les enfants issus de familles aisées que pour les enfants d’ouvriers, de salariés, de chômeurs, de précaires.

Cette injustice ne pouvait être réglé que par une autre politique que celle qui était menée à l’époque par la droite au pouvoir.

Il y a 4 ans, à l’école de Seillans,  j’ai créé la section FCPE  pour permettre à chaque famille de s’informer et d’être soutenue par la fédération pour défendre l’intérêt de ses enfants. Là encore, il a fallu  lutter pour la mettre en place, certains parents aisés voyaient d’un mauvais ?il la transparence des comptes scolaires que je réclamais.

Mon engagement politique date de plusieurs années, je suis surtout sur le terrain et dans les luttes pour defendre les travailleuses et travailleurs avec ou sans emploi, les jeunes et les retraités.

 

-Pourquoi vous présenté vous aux élections législatives ?

Je me présente à cette élection parce que j’appartiens à un courant politique qui  lutte contre les capitalistes (banques, marchés financiers, entreprises du CAC 40  etc.) qui s’enrichissent sur le dos des populations. Cette élection me permet de saisir la tribune qui m’ est offerte pour m’adresser à la population. Je lance un appel à voter NPA pour peser dans cette élection en mettant en garde Hollande et ses prochains plans d’austérité. Cet appel a aussi un sens, j’appelle à un rassemblement, à une mobilisation pour imposer un véritable changement. Nous ne faisons pas confiance à des professionnels de la politique qui ne pensent qu’à leurs carrières et oublient vite les promesses qu’ils ont tenu pendant leur campagne électorale.

Pouvez-vous nous expliquer les grands points de votre programme ?

Le NPA est un parti qui lutte contre la crise, il propose des mesures d’urgences concrêtes (ci-joints tracts à diffuse) :

-UN BOUCLIER SOCIAL
. Augmentation des revenus de 300 euros, smic à 1700 euros net, retour à la retraite à 60 ans (55 ans pour les emplois pénibles) à taux plein, nationalisation des banques sous le contrôle des salariés et de la population, indemnités pour les jeunes de 18 à 24 ans, permis de conduire gratuits au lycée, construction d’établissements scolaires (lycées, collèges) et centre de formation, crêches, construction de logements sociaux avec renationalisation des HLM, développement des services publics (transports en commun), sortie du nuccléaire en 10 ans sans perte d’emploi.

-UNE FISCALITE ANTICAPITALISTE (impôt sur la fortune (isf)etc.)

-L’ANNULATION DE LA DETTE

-Vous faites parti d’un petit parti,pouvez-vous nous expliquer ce choix ?

Je suis contre ce système capitaliste, seul responsable des millions de chômeurs-es, de la baisse du pouvoir d’achat (augmentation des produits de premières nécessités, du carburant, du gaz, de Edf, de la réforme des retraites, de l’inégalité entre femmes et hommes, des suppressions de poste dans l’enseignements, dans les services publics, de l’augmentation de la dette au profit des banques. Les outils qui servent à produire la richesse sont détenus par une minorité d’individus (les plus riches). Ils en tirent d’immenses bénéfices en faisant travailler le reste de la population. Je préfère un système politique qui accorde à l’ensemble de la population le droit de propriété sur les outils de production et que les richesses produites soient équitablement partagées où investies pour le bien de la communauté (hôpitaux, écoles, bibliothèque).

-Si vous êtes élu, que va changer dans le quotidien des habitants de la 8eme Circonscription ?

Si je suis élue, il y aurait une justice sociale pour tous sur le plan de la santé, de l’emploi, de l’éducation, du logement, de la formation, des services publics.

Je ferai construire des lycées de proximités sur les cantons pour éviter aux élèves des zones rurales d’être pénalisés et de perdre leur temps en trajet;

Je développerai une branche spéciale « auto-école », service publique, pour permettre à notre jeunesse d’obtenir le permis de conduire à la sortie du Lycée. Les zones rurales ne doivent pas être un privilèges pour les plus riches mais une zone de droit pour toute et tous. La poste, les banques, les maisons de retraites, les services à la personne handicapée ou pas doivent être mis en place.
Les transports en commun doivent être gratuits, et permettre à la population locale de se déplacer d’une ville à une autre, les jeunes sont fortement pénalisés, très peu de choses sont mis à disposition de la jeunesse locale.

Je veux privilégiés le développement de commerces de proximité, d’artisans, de centres de formations, le développement de l’agriculture, la préservation du cadre naturel en développant des centres de loisirs adaptées aux activités de plein air.

L’eau, l’électricité et le carburant seront nationaliser, le coût sera donc beaucoup plus bas sous le contrôle de la population;

Si vous ne passez pas le premier tour, à qui allez-vous vous ralliez ?

J’appelerai à voter pour le candidat de gauche le mieux placé, c’est-à-dire si c’est le PS – Mélanchon, appel à voter mélanchon,

Si c’est la droite et le FN, j’appelle à l’abstention. Personnellement, j’irai à la pêche et à se mobiliser très rapidement.

 

 

 

 Questions pour la Suppléante

-Depuis quand êtes-vous engager en politique, pouvez-vous nous expliquer votre parcours ?

Anita VANHILLE, suppléante de Fiorella CHAUDESSOLLE, domiciliant sur le Muy, est issue d’une famille de gauche engagée.

J’ai eu un parcours classique, étude de chimie, divorcée, maman d’un enfant. Sans emploi, j’ai choisi de suivre une formation en qualité de travailleuse sociale, animatrice socio-culturelle. Après avoir accepté, plusieurs emplois précaires dans des maisons de retraites, je suis encore à la recherche d’un emploi.

-Pourquoi avez-vous accepté d’être le suppléant de Madame Chaudessolle ?

J’ai accepté d’être sa suppléante car c’est une femme de conviction, de terrain, qui ne reculent devant personne, je l’ai vu à l’oeuvre à plusieurs reprises, notamment pour la mise en place d’un DAL83 (droit au logement, l’application de la loi DALO), elle s’est démenée pour soutenir ces personnes en détresse. Une femme qui se bat aussi pour la condition des femmes, l’égalité des salaires, le droit de disposer de son corps, la protection des femmes battues, maltraitées ou harcelées;

-Quel est le rôle du suppléant ?

Le rôle de la suppléante est de seconder la candidate, de la représenter, d’intervenir dans les médias, de l’accompagner tout au long de la campagne.

En cas de problèmes grave en cours de campagne, elle devient candidate.


Interview de François Cavallier, suppléant de Max Piselli, DVD

Interview de François Cavallier, suppléant de Max Piselli, candidat DVD aux Législatives pour la 8ème circonscription du Var.


La Photo Officielle de François Hollande est sorti aujourd’hui

 

 

François Hollande par Raymond Depardon dans les jardins de l'Elysée.

Par l’ Elysee :

La photographie officielle de François HOLLANDE, président de la République française, qui sera exposée, conformément à la tradition républicaine, dans l’ensemble des institutions publiques pendant toute la mandature, est rendue publique ce lundi.

Elle a été réalisée par Raymond Depardon dans les jardins de l’Elysée, la salle des fêtes du Palais et le bâtiment principal constituant le fond de l’image.

Raymond Depardon est né le 6 juillet 1942 à Villefranche-sur-Saône. Il est  photographe, documentariste, journaliste et scénariste. Il est membre de Magnum .Photos depuis 1979. Son dernier film « Journal de France » réalisé avec son épouse Claudine Nougaret vient d’être présenté hors compétition au Festival de Cannes. Une grande partie de son œuvre est consacrée à montrer des visages de Français dans la diversité de leurs histoires et de leurs origines.


Qu’est-ce que l’Assemblée Nationale ?

Un peu d'Histoire...

La première assemblée nationale est née de la Révolution de 1789. La Constitution (texte qui établit les grandes règles politiques) de 1793 prévoyait 745 députés. Aujourd’hui, le nombre de députés est de 577.

En 1792, la Ière République Française est proclamée. Les députés se réunissent dans « La salle du Manège », autour du président.

  • Les députés favorables au droit de véto du roi, et contre sa mort sont des conservateurs. Ils sont assis à la droite du président.
  • Ceux qui sont contre le droit de véto du roi, et pour sa mort sont des réformateurs, ou républicains. Ils sont plus radicaux. Les extrémistes sont assis en hauteur ; ce sont « les montagnards ». Ces députés sont assis à gauche du président.
  • Face au président, on trouvait « Le Marais », qui était plus modéré, et qui avait des idées des députés assis à gauche, comme de ceux assis à droite.

C’est de ce jour, où les députés ont choisi leur place, qu’est né la gauche, la droite, le centre, et les partis.

Aujourd’hui, la place des députés est toujours déterminée par le parti du député. Un député de droite sera assis à la droite du président, dans l’hémicycle. Et inversement pour un débuté de gauche.

Comment les députés sont-ils élus ?

La France est divisée en autant de circonscriptions qu’il y a de députés. Les députés sont élus au suffrage universel direct pour 5 ans.

Le président de la République peut dissoudre l’assemblée nationale et donc provoquer de nouvelles élections.

Quel est le rôle de l'Assemblée Nationale ?

La principale activité des députés est de voter les lois : ils constituent, avec les sénateurs, le pouvoir législatif.

Les députés peuvent avoir l’initiative des lois en présentant des propositions de lois. En réunion de commission, les députés travaillent sur les projets (qui viennent du gouvernement) et propositions de lois (qui viennet des députés ou des sénateurs). Ils peuvent aussi voter des amendements (modifications apportées à des textes de lois).

L’assemblée nationale vote chaque année une loi particulière, la loi des finances : c’est le budget de l’Etat.

L’assemblée nationale contrôle aussi l’activité du gouvernement. Si elle vote une motion de censure, le gouvernement doit démissionner.

L’assemblée nationale et le sénat ratifient les textes des traités avec les pays étrangers, signés par le président de la République.

Le parcours d'une loi

Les Institutions de la Vème République

NOTE : Le Parlement désigne l’Assemblée Nationale ET le Sénat.

Achille MARTIN


Un débat à 5 candidats

>Var Matin le 31 Mai 2012< Titre original : Un siège très convoité pour ce cher haut-Var

Une franche cordialité. Voire de l’amitié. Non feintes ! Si les deux candidats dracénois ne se sont pas tombés dans les bras – on s’y attendait– , nous étions les premiers étonnés, hier matin, par le climat civil et détendu qui a présidé au débat organisé par Var-matin entre les cinq principaux candidats aux législatives dans la 8e circonscription. Sous la férule d’Olivier Biscaye, directeur des rédactions, de Sophie Boudet, directrice départementale de notre titre, et dans le cadre agréable du restaurant le Pagnol à Trans-en-Provence, chacun a pu s’exprimer sereinement sur cinq grands thèmes. Et répondre à quelques interrogations concernant ses perspectives électorales, ou dans l’habit du premier député du haut Var.

« Mon cher ami »…. « Concurrent mais pas adversaire !… », a-t-on ainsi entendu…

De Geneviève Blanc (FN) à Bernard Clap (PS), de Max Piselli (Divers droite) à Olivier Audibert-Troin (UMP), en passant par Pierre Jugy (SE), un respect mutuel s’est ainsi dégagé. Mais surtout un amour partagé et clamé pour l’immense territoire de la nouvelle circonscription et son épicentre Draguignan, avec ses 65 communes, ses 10 cantons et ses 135.000 âmes.

Face à un scrutin aussi incertain que les candidats peuvent être divisés, à droite notamment, aucune surprise n’est à exclure. Et c’est donc pétris d’une modestie de circonstance que les prétendants à l’hémicycle ont dessiné leur Var rural en matière de transports, d’agrotourisme, de présence médicale, d’emploi ou d’extraction du gaz de schiste. Modestie parce que la qualification pour le second tour pourrait se jouer d’un cheveu en raison de la multiplication des candidatures, mais aussi du taux d’abstention attendu, de l’ordre de 40 %.  Parce que les heureux élus comptent bien taper dans la précieuse cagnotte de voix des éliminés du premier acte.
Certes, on ne les mariera sans doute pas tous. Mais ils ont affirmé de conserve que, quel que soit le résultat, l’ordre et l’amitié républicains seront la règle. On ne demande qu’à le croire !

 

 


Quelles solutions pour dynamiser l’emploi ?

Avec deux propositions phares pour l’emploi dans la circonscription, les cinq candidats font de ce thème une priorité. La Dracénie enregistre un des plus forts taux de chômage dans le département, notamment chez les jeunes.

– Max Piselli : « Développer le tourisme permet de générer des emplois tout en confortant l’agriculture. Avec notre patrimoine exceptionnel, on ne doit pas laisser partir les jeunes ailleurs. Surtout que la plupart adorent leur pays et n’ont pas envie de le quitter »

– Pierre Jugy : « Pour dynamiser l’emploi, je pense que la mesure efficace est de laisser aux entreprises locales l’accès aux marchés publics. Répondre aux appels d’offres est un coup de fouet évident pour les entrepreneurs. Et en veillant à cela, on assure un avenir pour nos jeunes ».

– Olivier Audibert-Troin : « Il faut miser sur la formation pour faire se rencontrer entreprises et apprentis. Il est indispensable de grossir notre outil de formation. Créer un pôle d’excellence militaire est une solution efficace pour appliquer des méthodes militaires sur des applications civiles »

– Geneviève Blanc : 
« Revaloriser le travail manuel, certes. Mais faut-il encore trouver les entreprises qui les emploient. Il faut rouvrir les commerces de proximité. Ils font notre ruralité et, si on les perd, on perd aussi notre identité ».

– Bernard Clap : « Dynamiser l’emploi, c’est travailler sur les ressources de notre territoire. Qu’une filière bois ne soit pas encore mise en place sur notre territoire est surprenant. Et, pour garder nos jeunes, il ne faut pas que miser sur l’économie résidentielle ».

 

 


Désertification médicale : même combat !

À l’unisson, les cinq candidats pointent du doigt le manque de « médecins de campagne ». Certains ont des propositions bien concrètes en la matière.

Geneviève Blanc : « C’est un grave problème. Augmenter le numerus clausus, en parvenant à 6.000 médecins supplémentaires par an, fait partie du programme du FN pour favoriser l’implantation des jeunes médecins en milieu rural. Je souhaite encourager la création de maison de santé de proximité et la sauvegarde de structures médicales à échelle humaine ».

Bernard Clap : « Je suis favorable à un nouveau maillage de la santé en milieu rural, faire un diagnostic beaucoup plus précis des besoins. Je souhaite développer des maisons cantonales de santé. Il est important pour les habitants des villages de ne pas se sentir isolés, notamment au niveau de la santé. Il faut aussi maintenir le Dragon 83 (l’hélicoptère de la sécurité civile) ».

Max Piselli : « La désertification médicale rejaillit directement sur l’économie. En tant que président du conseil de surveillance de l’hôpital de Draguignan nous travaillons sur ce sujet. Si j’ai la chance d’être élu, je proposerai une loi concernant les étudiants en médecine. Au concours de première anné e, seuls sont retenus ceux qui ont, disons, entre 15 et 20. Tous ceux qui se trouvent juste en dessous, aux alentours de 14, 5, pourront pass er à la condition qu’ils s’engagent pendant trois ans à servir la médecine en milieu rural ».

Olivier Audibert-Troin : « Il faut veiller à ce qu’il n’y ait pas un territoire à deux vitesses. Pour autant, je ne pense pas qu’il faille faire des textes de loi supplémentaires. Pour l’installation de médecins, il faut des incitations fiscales et financières. Concernant les honoraires, je ne suis pas favorable aux propositions du gouvernement qui veut supprimer le secteur 2 (1). Il faut aussi développer les partenariats entre le public et le privé ».

Pierre Jugy : « Ma suppléante est médecin urgentiste à l’hôpital de Draguignan, donc nous connaissons très bien ces difficultés. Quand je suis sur le terrain, les gens me disent que leur carreleur ou leur garagiste sont, pour la plupart du temps, entourés de secrétaire, de personnel. Les médecins de village n’ont pas suffisamment de moyens. Le médecin qui se lance dans cette voie doit pouvoir réussir à gagner sa vie ».


1. Les médecins peuvent pratiquer des tarifs libres, « avec tact et mesure 
».

 


Un territoire qui reste à exploiter

Agriculture et tourisme sont deux des clés du développement du haut-Var. Comment les candidats envisagent de les marier pour assurer une présence humaine et active ?

Olivier Audibert-Troin : « J’ai d’abord une pensée pour les viticulteurs sinistrés du Brignolais. Il va vraiment falloir se pencher sur le régime des calamités agricoles. Nous devons impérativement diversifier l’agriculture via le pastoralisme ; résoudre le problème de l’abattoir qui fait défaut et se pencher encore sur le loup pour lequel nous avons obtenu 11 autorisations de tir contre 6 auparavant. En second lieu, on pourrait développer la culture du chanvre dans l’ouest qui est un matériau de plus en plus demandé dans l’éco-construction. Enfin, le développement de l’œnotourisme est opportun. Le département a candidaté pour l’obtention d’un label qui concernerait 100 domaines dans la circonscription ».

Pierre Jugy : « Je vis du tourisme et fais tout mon possible pour le promouvoir dans le nord du département. Pour l’heure, le premier problème est celui du logement des équipes que nous peinons à sédentariser. Nous possédons les produits touristiques et la plupart des établissements sont compétitifs. L’Europe entière se bat pour venir dans le sud. À nous de retenir les visiteurs ».

Geneviève Blanc : « Tout à fait d’accord pour le développement de l’œnotourisme et de la culture du chanvre. Ma pensée va néanmoins vers les petites exploitations pour lesquelles il faut favoriser les cycles courts de commercialisations et casser les monopoles de la grande distribution. Il faut aussi revaloriser les retraites, notamment des veuves d’exploitants. Par ailleurs, il faut aller vers un tourisme humain fait de visites, de cueillette à la ferme, de circuits équestres. Sans empiéter sur les terres agricoles. »

Bernard Clap : « La politique agricole commune est essentielle pour le maintien de l’activité. Il faut organiser les filières contre la grande distribution. Favoriser les cycles courts. En finir avec la spéculation et préserver le foncier agricole. Quant au loup, il ne s’agit pas que de tuer : il y a le bon et le mauvais loup ! La charte européenne du tourisme rural prend en compte tous ces aspects. Nous devons construire une offre touristique entre professionnels et habitants. »

Max Piselli : « Les jeunes veulent vivre au pays. Nous possédons une richesse agricole et patrimoniale exceptionnelle. Le haut-Var, c’est une image d’Épinal ! Notre problème, c’est de drainer les flux touristiques du littoral vers le nord. Nous en avons les moyens. Les gens peuvent trouver chez nous le calme et la sincérité qu’ils recherchent ».

 


Lignes ferroviaires : leurs différentes voies

En matière de transport ferroviaire, les avis divergent, notamment sur la possible réalisation de la Ligne à Grande Vitesse (LGV). Positions plus modérées à propos de la réouverture de la ligne SNCF Les Arcs-Draguignan.

– Bernard Clap : « Je m’oppose à la LGV. Ce sont des milliards d’euros dépensés au détriment de nos terres et de nos cultures. Améliorons l’existant car le tracé Marseille-Toulon, d’abord pensé, est caduc. Quant à la réouverture du trajet SNCF, Les Arcs-Draguignan, j’imagine davantage une voie verte avec un tramway ou un « bus propre ».

– Max Piselli : « La LGV est nécessaire dans l’Europe que nous voulons construire. Si nous ne l’avons pas maintenant, nous l’aurons dans quelques années. C’est un moyen sécurisant. Reste à trouver un financement comme pour la ligne Les Arcs-Draguignan, que je ne trouve pas nécessaire tant le réseau autocariste s’est développé. »

– Pierre Jugy : « Il faut écouter la volonté populaire qui ne veut pas de ce projet de LGV. Car s’il n’y a pas l’argent et la nécessité de le faire pourquoi se battre contre les associations d’usagers qui la dénoncent. Rouvrir la ligne Les Arcs-Draguignan serait plus utile compte tenu du délai d’attente entre les correspondances. »

– Geneviève Blanc : « Il me semble qu’un référendum est indispensable pour voter la création de la LGV. L’impact sur l’environnement est important pour un gain de temps minimum. Mais pour les petits trajets je suis favorable à la réouverture de la ligne les Arcs-Draguignan, évitons d’utiliser la voiture.»

– Olivier Audibert-Troin : « On ne peut pas s’opposer à la LGV. On serait la seule région à ne pas l’avoir et pour un département touristique comme le nôtre c’est indispensable. Trouvons des modes de financements publics et privés pour mener à bien cette réalisation. Si la ligne Les Arcs-Draguignan est une embellie pour la Dracénie, allons-y mais préconisons l’économie et l’efficacité d’abord. »

 


C’est dit !

– Nous n’avons pas retrouvé les thèmes habituels du FN dans ce débat ? G. Blanc : «J’ai parlé du FN que les gens veulent connaître. Il y a une inquisition politico-médiatique qui ne retient que les aspects du FN tel que l’immigration. Même si je suis contre le droit du sol… »

– Vous avez dit que vous la joueriez collectif en cas de victoire. Tendrez-vous la main à Max Piselli dans ce cas ? O. Audibert-Troin : « La politique ce n’est pas un combat d’un homme contre un autre, mais un combat pour des idées et des valeurs. Je tendrai la main à Max Piselli. Je veux être un homme de rassemblement ».

– Après trois semaines de présidence, pensez-vous que François Hollande tiendra ses engagements ? B. Clap : « Oui. Mais pour ce faire il faut donner une majorité au gouvernement. Pour construire, c’est indispensable. Car la cohabitation ne serait pas le bon outil pour accomplir notre politique, après 20 ans de droite au pouvoir ».

– En cas d’échec au premier tour, et si Olivier Audibert-Troin était au second, appelleriez-vous à voter pour lui ? M. Piselli : « J’ai le temps d’y réfléchir. Je suis légitime dans ma candidature par mon expérience de maire, de conseiller général depuis 25 ans, par ma place de pdt du SDIS autrefois et du conseil de surveillance de l’hôpital aujourd’hui. J’ai aussi créé la CAD… J’ai confiance ».

Quid si vous créez la surprise au soir du premier tour ? P. Jugy : « Je suis parti en campagne avant tout le monde car je n’attendais pas d’investiture. Pour entendre les gens. Ils veulent élire quelqu’un qui soit capable de donner la main à chacun, au-delà des querelles intestines. Je le sens de mieux en mieux chaque jour ! »

 


Une phrase pour convaincre

Geneviève Blanc : « Un avenir pour tous les Français »
Bernard Clap : « Se mobiliser pour que d’autres ne décident pas à votre place »
Max Piselli : « Une force de résistance dans une droite républicaine humaniste »
Pierre Jugy : « Les gens qui s’occupent de vous sont à votre disposition et non au service de la politique »
Olivier Audibert-Troin : « Aimer les gens, aimer les territoires »


Interview de Pierre Jugy, Candidat SE

Questions pour Pierre Jugy

–         Depuis quand êtes-vous engager en politique,

Pouvez-vous nous expliquer votre parcours ?

Il y a tout juste 4 ans, en me présentant comme tête de liste, d’une liste sans étiquette politique, à la marie de Tourtour. Parce que j’aime mon village et que je voulais qu’il puisse se développer harmonieusement sans perdre son âme provençale, j’ai été convaincu par des jeunes très motivés de m’engager. Depuis, j’ai découvert la vie publique que je ne connaissais pas car je suis hôtelier-restaurateur depuis 25 ans. J’ai constaté que lorsque l’on s’engageais, on pouvait changer les choses alors cela me plait.

–         Depuis quand êtes-vous élu, quelles sont les projets que vous avez entrepris dont vous êtes le plus fier ?

Depuis  4 ans, j’ai  la chance de travailler avec une équipe d’adjoints qui se rend disponible au quotidien pour les habitants et nous avons changé beaucoup de choses pour améliorer la vie quotidienne de nos concitoyens. Il n’y a pas un projet particulier car tout est important. Tout ce que nous avons fait pour les enfants et les classes est important. Mais le fait d’avoir assainie les finances de la commune pour pouvoir redonner une dynamique est aussi satisfaisant.

–         Allez-vous vous de nouveau vous présenter à la Mairie de Tourtour ?

La question ne se pose pas pour le moment car nous sommes une équipe et c’est le travail  d’équipe qui compte le plus. Le temps est fini ou un homme seul pouvait gérer une commune. Nous verrons donc le moment venu.

–         Pourquoi vous présentez-vous aux élections législatives ?

Parce que j’ai vite compris que pour être écouté il fallait mettre les pieds dans le plat et bousculer les certitudes des responsables politiques qui ne pensent pas à agir mais à faire carrière. Mon combat collectif contre le gaz de schiste à été un révélateur car la menace est considérable pour le Haut var et j’ai découvert des politiques de gauche comme de droite qui s’en moquent ouvertement. Les pétroliers menacent de ruiner l’économie touristique du Var et la qualité de vie et les responsables baissent les bras, en s’inventant des excuses. Cela m’a donné l’envie de me battre pour mon territoire.

–         Pouvez-vous nous expliquer les grands points de votre programme ?

Pour cela je vous recommande la lecture de mon programme qui est édité sur un journal et disponible sur mon site www.pierrejugy;fr

Si je devais résumer, C’est la défense de la ruralité, le développement économique de proximité, des services publics partout, des logements accessibles et une qualité de vie renforcée. De façon encore plus synthétique, c’est vivre et travailler au pays, dans des conditions décentes avec une vraie qualité de vie.

–         Pensez-vous que la division au sein de la droite va faire votre jeu ?

Ou plutôt ceux de vos adversaires ?

Je ne me place pas dans cette logique politicienne qui illustre plutôt un conflit de personnes qu’une vision différente des actions à conduire. Je recommande aux électeurs de s’intéresser plutôt à la méthode proposée et pour ma part je suis déterminé.

–         Si vous êtes élu, que va changer dans le quotidien des habitants de la 8eme Circonscription ?

De nombreux changements peuvent avoir lieu rapidement si la Voix du haut var est entendue à Paris, à la région et au département. Pour le moment, nous sommes les parents pauvres car les financements et les projets vont vers le littoral. C’est choquant et je ferai le nécessaire pour avoir un vrai équilibre. Pour moi, c’est la vie quotidienne qui est ma priorité, pas les grands projets dispendieux ou ceux qui font « mousser » les élus qui en sont à l’origine. Je défends l’ordinaire, car c’est ça la priorité de la majorité d’entre nous.

–         Vous vous êtes engagé contre le gaz de schiste, pouvez-vous nous expliquer la raison de cet engagement ?

Je vous ai explique mon attachement à ma région et cette énergie est pour moi une catastrophe économique et écologique pour le Var. je l’a combattrai jusqu’à ce que nous ayons réussi à interdire l’exploitation de cette ressource, ici mais aussi partout en France.

–         Vous avez un soutient de taille, Monsieur Bouraly, pouvez-vous nous expliquer pourquoi vous apporte-t-il son soutient ?

Frédéric Bouraly, dit « José » est un amoureux de la Provence et je le connais depuis très longtemps. Il vient à Tourtour et partage nos valeurs en matière de défense de la ruralité et de protection de l’environnement. Et comme il sait que je n’ai pas de parti politique, il a gentiment accepté de « mouiller sa chemise » à nos côtés, et même de faire campagne avec moi sur le terrain. Il adore le Haut-Var mais ne veut pas que notre région devienne une réserve d’indiens ou un terrain d’expérimentation pour compagnies pétrolières.

–         Si vous ne passez pas le premier tour, a qui allez-vous vous ralliez ?

J’espère de tout cœur parvenir au second tour même si la marche est très haute puisse qu’il faut dépasser les 20%. Si je n’y parviens pas, les électeurs qui se seront portés sur moi auront à faire un choix en leur âme et conscience. Il est fini le temps ou un candidat se croyait propriétaire de ses voix. Je laisserai les gens libre de leur choix et je leur ferai confiance pour bien choisir.

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Questions pour France SANNINO

–         Depuis quand êtes-vous engager en politique,

Pouvez-vous nous expliquer votre parcours ?

C’est la première fois que je m’engage en politique alors que je suis déjà très engagée dans le monde associatif, notamment au niveau culturel. Comme médecin urgentiste, je suis en contact permanent avec la détresse des gens qui se sentent menacés dans leur vie. Mais, j’ai aussi compris au quotidien que la santé pour tous passe par des services publics de qualité et des moyens adaptés sous peine d’avoir une santé à deux vitesses. Face aux menaces qui pèsent sur notre système de santé, notamment ici dans le Haut-Var, j’ai décidé de m’engager pour faire bouger les choses. Et le faire sans être dans un camp me paraissait logique car la politique politicienne est une catastrophe qui conduit à l’immobilisme.

–         Pourquoi avez-vous accepté d’être la suppléante de Monsieur Jugy ?

Parce que je défends les mêmes valeurs que lui et que je ne me  voyais pas autrement que sans étiquette. On peut avoir des convictions et ne pas aimer les partis politiques et leur façon d’enfermer les gens dans une idéologie. Je me bats au quotidien pour la défense du service publique à l’hôpital et j’ai trouvé que Pierre Jugy était le meilleur pour se battre pour des services publics efficaces et permanents. Il adore sa région et à une force de conviction qui manque à nos responsables politiques. Il a la pêche et il n’a pas la langue de bois, ce qui en fait un excellent défenseur de notre territoire.

–         Quel est le rôle du suppléant ?

De faire campagne comme le titulaire en apportant sa sensibilité et ses convictions, pour une démarche commune. Une campagne, c’est un travail collectif avec des gens différents qui partagent des valeurs  et c’est passionnant.


Interview de Bernard Clap, candidat PS

Interview de Bernard Clap, candidat PS aux élections législatives pour la 8ème circonscription du var.


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