Archives de Catégorie: Nicolas Sarkozy

Les Premieres Dames de la Veme République.

Yvonne de Gaulle (de 1958 à 1969) Yvonne de Gaulle

Née le 22 mai 1900 à Calais et décédée le 8 novembre 1979 à Paris, Yvonne de Gaulle est l’épouse de Charles de Gaulle, 18e président de la République française du 8 janvier 1959 au 28 avril 1969 –lui-même décédé le 9 novembre 1970. Le couple a eu trois enfants: Philippe de Gaulle, né le 28 décembre 1921, Élisabeth de Gaulle, née le 15 mai 1924 et Anne de Gaulle, née 1er janvier 1928 et morte le 6 février 1948. Elle aussi a créé sa fondation éponyme (en 1945), qui vient en aide aux femmes handicapées mentales sans ressources.

Claude Pompidou

Née le 13 novembre 1912 à Château-Gontier (Mayenne) et décédée le 3 juillet 2007 à Paris (4e arrondissement), Claude Pompidou était l’épouse de Georges Pompidou, 19e président de la République française du 20 juin 1969 au 2 avril 1974 –lui-même décédé le 2 avril 1974. Le couple avait un fils adoptif, Alain, né en 1942. Elle a créé en 1970 la Fondation Claude Pompidou, qui soutient les personnes âgées, les malades hospitalisés et les enfants handicapés, et qu’elle présida jusqu’à sa mort.

Anne-Aymone Giscard d'Estaing - Les Premières dames de la Ve République - ParisMatch.com

Anne-Aymone Giscard d’Estaing

Née le 10 avril 1933 dans le VIIIe arrondissement de Paris, Anne-Aymone Giscard d’Estaing  est l’épouse depuis 1952 de Valéry Giscard d’Estaing, qui fut le 20e président de la République française du 27 mai 1974 au 21 mai 1981. Le couple a quatre enfants: Valérie-Anne, née le 1er novembre 1953, Henri, né le 17 octobre 1956, Louis, né le 20 octobre 1958, et Jacinte, née le 3 mai 1960. Anne-Aymone Giscard d’Estaing est aussi la présidente de la Fondation pour l’enfance, qu’elle a créée en 1977 et qui vient en aide aux enfants ne pouvant pas être hébergés dans de bonnes conditions.

Danielle Mitterrand - Les Premières dames de la Ve République - ParisMatch.comDanielle Mitterrand

Née Danielle Émilienne Isabelle Gouze le 29 octobre 1924 à Verdun (Meuse), et décédée le 22 novembre 2011 à Paris, Danielle Mitterrand était l’épouse de François Mitterrand, le 21e président de la République française du 21 mai 1981 au 17 mai 1995 –lui-même décédé le 8 janvier 1996 à Paris. Le couple a trois enfants: Pascal, né en 1945 et décédé deux mois après sa naissance, Jean-Christophe Mitterrand, né le 19 décembre 1946, et Gilbert Mitterrand, né le 4 février 1949. Elle a créé la fondation France Libertés – Fondation Danielle-Mitterrand en 1986, et l’a présidée jusqu’à sa mort. L’organisation vise à construire un monde équitable et responsable, qui limite les inégalités et respecte les ressources naturelles et l’être humain sur notre planète.

Bernadette Chirac

Née le 18 mai 1933 à Paris, et épouse depuis 1956 de Jacques Chirac, 22e président de la République française du 17 mai 1995 au 16 mai 2007. Le couple a eu deux enfants: Laurence, née le 4 mars 1958, et Claude, née le 6 décembre 1962, et a aussi une fille dite de cœur, Anh Đào Traxel, née le 22 août 1957. Son engagement caritatif le plus connu est l’Opération pièces jaunes, avec la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France.

Carla Bruni

Carla Bruni est née le 23 décembre 1967 à Turin (Italie), et est l’épouse de Nicolas Sarkozy, le 23e président de la République française du 15 mai 2007 au 15 mai 2012. Elle a un fils, Aurélien, né le 21 juillet 2001 de sa relation avec Raphaël Enthoven, et une fille avec Nicolas Sarkozy, Giulia, née 19 octobre 2011. Le désormais ex-président a de son côté trois fils: Pierre et Jean, respectivement nés les 24 août 1985 et 1 septembre 1986, de son mariage avec Marie-Dominique Culioli, et Louis, né le 28 avril 1997 de son mariage avec Cécilia Ciganer-Albéniz.

Valerie Trierweiler

Valérie (née) Massonneau (divorcée) Trierweiler,est une journaliste politique française, née le 16 février 1965 à Angers. Depuis 2006, elle partage sa vie avec François Hollande. Ce dernier étant le 24e président de la République française depuis le 15 mai 2012 .Elle a trois enfants issus de son mariage avec Denis Trierweiler ; tandis que François Hollande en a quatre, nés de son union avec Ségolène Royal : Thomas,né en 1986 ; Clemence, né en 1986;Julien, né en 1987  et Flora, né en 1992.

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Débat : « frustration » pour l’UMP, « vivement dimanche » pour le PS

> Le Nouvel Observateur, le 03-05-2012 à 13h14<

Finalement, tout le monde l’a trouvé « agressif » pendant le débat télévisé de mercredi 2 mai au soir ! Mais de qui parle-t-on au juste ? Des deux candidats en fait. L’adjectif est largement repris par les soutiens des deux camps. A l’UMP, Nathalie Kosciusko-Morizet s’est étonnée du « côté agressif » de François Hollande. Jean-François Copé l’a vu « en hyperagressivité sur la totalité des thèmes ». Côté PS, pour Jean-Marc Ayrault, « Nicolas Sarkozy tombait en permanence dans l’agressivité ». Même ligne au Parti radical de gauche où Jean-Michel Baylet a observé un candidat-président « dans l’esquive permanente et l’agressivité ».

La posture présidentielle

Les candidats ont-ils montré une stature de président de la République ? « François Hollande, sur tous les sujets, a été à la hauteur de ce qu’on attend d’un président de la République », se félicite Martine Aubry. Un candidat « prêt à présider la France » avec « la stature d’un homme d’Etat » pour Jean-Michel Baylet. Une « qualité d’un homme d’Etat » aussi observée par Jean-Marc Ayrault.

A l’UMP, la question de la posture présidentielle ne se pose pas : le statut et l’expérience, Nicolas Sarkozy les a déjà. « On avait un chef d’Etat qui a tenu la barre », constate François Baroin. Alors, chacun préfère saluer, comme le fait le ministre de l’Economie, un homme « serein, digne, combatif ». « La détermination, la solidité d’un homme », qui persuadent Jean-François Copé et les militants de l’UMP : « On va gagner ! »

Manque d’enthousiasme à l’UMP

Les ténors de l’UMP peinent, en revanche, à clairement se féliciter de la prestation de leur candidat et se contentent, à l’instar de Nadine Morano, d’insister sur la « lourdeur de la tâche accomplie » par le président sortant. Ils préfèrent dénigrer l’intervention de François Hollande. Jean-François Copé ironise sur un « moment tragi-comique », « le moment où François Hollande a dit ‘moi, président de la République, moi je, moi, je’, (…) c’était ridicule, chaque fois les gens rigolaient. »

Le patron de l’UMP insiste sur cette tirade : « Disons que j’ai bien pensé au Guignols. » Même lorsque le conseiller spécial, Henri Guaino, reconnaît en François Hollande « un politicien habile qui me fait penser aux politiciens de la IVe République », le compliment est une attaque : « Tout ce que je déteste. » Seul le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant admet que le candidat PS s’est montré « très pugnace ».

Au PS, l’enthousiasme pour l’intervention de son candidat est bien plus marqué. Martine Aubry a trouvé François Hollande « exceptionnel ». Ségolène Royal salue une démonstration faite « avec panache et brio » par son ancien compagnon.

Mais qui a gagné le débat ?

L’UMP, par la voix de Claude Guéant ou de Nadine Morano, parle de « frustration » à l’issue du débat. La ministre de l’Apprentissage n’en démord pas : « J’ai ressenti de la frustration parce que l’emploi des jeunes n’a même pas été abordé, que nous arrivions sur les questions internationales vers 23h30. Cela aurait mérité qu’il y ait trois débats. » Le ministre de l’Intérieur regrette aussi que le candidat socialiste ait donné l’impression « d’être déjà installé dans le fauteuil du président ».

Une impression de victoire partagée par Jean-Luc Mélenchon qui a appelé à voter Hollande au second tour : son candidat a « bien scotché » Nicolas Sarkozy. Jean-Marc Ayrault estime lui aussi qu’il y a eu un gagnant : le débat « n’est pas un match nul ». Pour Ségolène Royal, aucun doute, « François Hollande a dominé les débats ». Et Martine Aubry de conclure : « Hollande était déjà dans la fonction de président de la République, je n’ai qu’un mot à dire : vivement dimanche ! »


Candidats qualifiés pour le 2nd Tour

François Hollande PS : 29%

Nicolas Sarkozy UMP : 26%


Bayrou, Cheminade, Sarkozy, Arthaud et Mélenchon sur France 2 : ce qu’il faut en retenir

> France TV info, Publié le 12/04/2012 | 23:02 , mis à jour le 13/04/2012 | 08:05 <

Après la première édition avec François Hollande, Marine Le Pen, Eva Joly, Nicolas Dupont-Aignan et Philippe Poutou mercredi, François Bayrou, Jacques Cheminade, Nicolas Sarkozy, Nathalie Arthaud et Jean-Luc Mélenchon étaient invités de l’émission « Des paroles et des actes », jeudi 12 avril. Par ordre tiré au sort, ils se sont confrontés, les uns après les autres, aux quatre mêmes journalistes durant 16 minutes et 30 secondes, CSA oblige. Enjeux et résumé pour chacun.

• François Bayrou

L’enjeu Enrayer la chute. L’ex-« troisième homme » de 2007 n’a plus la cote, il est même tout récemment tombé sous la barre des 10% dans les sondages, derrière Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Le centriste, qui n’a pas lâché son discours sur le désendettement du pays depuis cinq ans, doit donc renverser la vapeur.

La phrase « On considère comme normal que l’Etat, qui devrait montrer l’exemple, entasse la dette sur le dos des enfants. »

L’attitude Sérieux et pédago. Fidèle à lui-même, le candidat du MoDem a défendu son programme, notamment son volet économique. Son diagnostic ? « Le modèle social français est gravement menacé (…) parce que c’est le modèle le plus exigeant et le plus cher des pays qui nous ressemblent. »

François Bayrou a également dénoncé « le gaspillage encouragé » de l’Etat, promettant« qu’on ne dépensera[it] pas plus l’année prochaine et l’année suivante » que cette année s’il était élu. Enfin, il a maintenu ses propos sur le « climat » politique tenus le soir de la tuerie dans l’école juive de Toulouse, estimant : « Les guerres de religion ne sont jamais éteintes, elles menacent toujours de se rallumer. »

La difficulté Interrogé sur les appels du pied de l’UMP et du PS en sa direction, François Bayrou s’est présenté comme « la seule majorité stable et crédible face à la crise », tout en refusant d’exclure l’idée d’être le Premier ministre de l’un ou l’autre des deux candidats.


• Jacques Cheminade

L’enjeu Gagner en crédibilité. Déjà candidat en 1995, le chef de file de Solidarité et Progrès, qui a décroché de justesse les 500 parrainages, est considéré comme l’ovni de cette élection. Avec ses propositions surprenantes et iconoclastes et une équipe de campagne restreinte, il profite de l’égalité du temps de parole pour sortir de l’anonymat.

La phrase « Je suis une Jeep tout terrain et ce qui m’intéresse, c’est de voir les choses en perspective. »

L’attitude Dans l’espace. Contrant toutes les attaques en « bizarrerie » de son programme en invoquant « l’avenir, la vision à long terme », Jacques Cheminade a défendu tour à tour le développement du chant choral, les investissements pour « une fusée Ariane 5 ME » et perdu ses interlocuteurs avec des propos techniques.

Il a regretté « la mystique de l’équilibre budgétaire », expliqué « la différence entre la dette légitime et illégitime » et invoqué Maurice Allais, « notre seul prix Nobel d’Economie », qui prônait la séparation des banques de dépôt et d’investissement. Il partage d’ailleurs cette proposition avec François Hollande, pour qui il pourrait voter au second tour, « s’il maintient ses positions contre la finance ».

La difficulté Interrogé sur les théories du complot largement relayées par son mentor américain Lyndon LaRouche, il a botté en touche : « Je considère qu’il y a deux types d’imbéciles, ceux qui disent ‘il n’y a pas de complot, jamais’, et ceux qui disent qu’il y a des complots tout le temps. » Sur les attaques du 11 septembre 2001 à New York notamment, il s’est contenté d’affirmer : « Il y a des éléments troublants.« 


• Nicolas Sarkozy

L’enjeu Gratter des points. Le président candidat confiait dimanche 8 avril auJDD « sentir monter la vague » de la victoire. Mais, donné en recul dans les derniers sondages et toujours largement distancé par François Hollande au second tour, il cherche toujours un véritable élan.

La phrase « La France silencieuse a des choses importantes à dire, à vous, aux médias, à la pensée unique, attendons le choix des Français. »

L’attitude Pragmatique et expérimenté. Comme au cours de ces derniers jours de campagne, Nicolas Sarkozy cherche à se repositionner comme le capitaine capable de tenir la barre : « J’ai l’expérience de la gestion des crises »« la crise, c’est pas une invention, c’est une réalité et il y a quelques jours encore, il a fallu sauver la Grèce »« la dette, le déficit, c’est pas du tout de la psychologie ». Et de promettre : « Si les Français continuent à me faire confiance, on continuera à réduire les dépenses », pointant du doigt celles entraînées selon lui par le programme de François Hollande.

Le candidat UMP a de nouveau décliné certaines de ses annonces, comme l’indexation des retraites sur l’inflation, la fermeture de manière « unilatérale » des marchés publics français aux entreprises produisant hors d’Europe si l’Union n’obtient pas « la réciprocité[d’accès aux marchés] auprès des grands d’Asie ». Sans oublier de tacler son adversaire socialiste.

La difficulté Interrogé sur les propos d’Eva Joly la veille, qui avait parlé d’« une présomption concordante et précise » quant au financement illégal de sa campagne en 2007 et de celle d’Edouard Balladur en 1995 dont il était porte-parole, Nicolas Sarkozy s’est agacé : « Je n’ai pas à répondre à madame Joly, madame Joly c’est qui ? C’est l’alliée de monsieur Hollande. (…) Quand on pense que cette dame qui viole tous les principes du droit (…) a été magistrate (…). Demandez-lui d’apporter des preuves, des faits et je lui répondrai, mais sur les ragots, sur la médisance, la méchanceté, permettez-moi de vous opposer le mépris le plus cinglant. »


• Nathalie Arthaud

L’enjeu Prouver qu’elle est la vraie candidate « communiste révolutionnaire ». Après le show de Philippe Poutou (NPA), le candidat le plus proche d’elle idéologiquement, celle qui a succédé à Arlette Laguiller fait face à un vrai défi. Créditée de moins de 1% dans les sondages, elle cherche à populariser et encourager la lutte internationale des classes, celle des ouvriers et salariés contre « le grand capital ».

La phrase « Je ne connais que la force sociale, la force des travailleurs qui revendiquent leurs droits contre des groupes qui sont riches à milliards. »

L’attitude Vent debout, révoltée. La candidate de Lutte ouvrière n’a eu de cesse de dénoncer « la dictature du grand capital que nous vivons aujourd’hui »« le diktat »« tout le mal qu’[elle] pense de l’économie capitaliste ». Nathalie Arthaud a brandi « la loi et l’article L. 1146-1 » du Code du travail pour justifier sa volonté d’emprisonner les « patrons voyous ».

Elle a également défendu la suppression de la TVA, sauf « pour les produits de luxe, les sacs Vuitton, les yachts », sur lesquels elle envisage même de « doubler, tripler » cette taxe. La candidate trotskiste a réaffirmé la nécessité d’interdire les licenciements, « mesure d’urgence », et celle d’« un salaire jusqu’à la mort » financé avec « les profits qu’on pourrait enlever à ceux qui accaparent des milliards ». Sur les sujets internationaux, Nathalie Arthaud a maintenu ses propos comparant Gaza à « un camp de concentration, une prison à ciel ouvert ».

La difficulté Interrogée sur l’orientation politique de l’enseignement en économie qu’elle dispense au lycée, Nathalie Arthaud a joué la carte de la comparaison avec les journalistes : « Je vous rassure, quand je suis au travail, je travaille et quand je défends mes idées politiques, je défends mes idées politiques, je fais exactement comme vous, je reste neutre, objective. » Précisant dans un sourire : « Nicolas Sarkozy, c’est pas l’alpha et l’oméga, et il n’est pas encore au programme. »


• Jean-Luc Mélenchon

L’enjeu Arracher la troisième place. Après une forte progression dans les sondages, qui le placent au coude-à-coude avec Marine Le Pen autour de 13-14% d’intentions de vote, le candidat du Front de gauche rêve ouvertement de battre le Front national et cherche donc à maintenir le souffle de sa campagne.

La phrase « Je ne peux pas vous cacher que j’ai plaisir à voir que ce que nous avons entrepris rencontre une telle audience. »

L’attitude Entre maîtrise et grandes tirades. Jean-Luc Mélenchon a alterné grandes envolées, coups à ses adversaires et piques contre les journalistes. Le leader du Front de gauche a d’abord balayé le culte de la personnalité dont il ferait l’objet : « Les gens qui viennent là ne viennent pas admirer un bonhomme, vous savez pourquoi ils s’évanouissent ? C’est parce qu’il fait une chaleur épouvantable et qu’ils sont serrés comme des rats. » Il a ensuite prôné « une Assemblée nationale constituante » pour mettre en place « la VIe République », la sortie du traité de Lisbonne et de l’Otan.

Avant de se réjouir de la pression qu’il pourrait faire peser sur la gauche si son score dans les sondages se confirmait : « Ceux qui croyaient qu’on était la gauche folklorique, sans contenu, (…) que le rouge était à ranger au placard, tout ça c’est terminé, nous sommes là ! » Enfin, reprenant une information de Mediapart, il s’emporte : « La finance internationale va attaquer la France le 16 avril prochain, (…) nous entrons dans la saison des tempêtes et on verra qui a une stratégie contre la finance. »

La difficulté Interrogé sur sa position vis-à-vis de François Hollande, Jean-Luc Mélenchon a rétorqué : « Chaque fois qu’il prend une bonne idée dans mon programme, j’applaudis des deux mains et je lui dis ‘je te donne tout le programme’, il peut me passer devant s’il reprend mon programme. »


Les clips de campagnes ont été publiés

Nathalie Arthaud :

Philippe Poutou :

Jean Luc Mélenchon :

Eva Joly :

François Hollande :

Jacques Cheminade :

François Bayrou :

Nicolas Sarkozy :

Marine Le Pen :

Nicolas Dupont-Aignan :


Nicolas Sarkozy y réunit ses partisans ce dimanche. Un choix qui s’inscrit dans l’histoire de la droite française.

>Créé le 12-04-2012 à 23h38- Mis à jour le 14-04-2012 à 21h35 Le Nouvel Observateur<

Manifestation gaulliste le 30 mai 1968 (Sipa)

Manifestation gaulliste le 30 mai 1968 (Sipa)

Lorsqu’il décide de faire ériger l’obélisque de Louxor au centre de la place de la Concorde, le roi Louis-Philippe déclare : « Elle ne rappellera aucun événement politique ». Il ne sait pas alors qu’au cours des siècles, la place se chargera peu à peu de symboles. Car ce n’est pas un hasard si Nicolas Sarkozy choisit d’en faire le lieu de célébration de sa victoire à la présidentielle de 2007, rassemblant près de 30.000 personnes. Puis qu’il décide d’y retourner ce dimanche 15 avril, à une semaine du premier tour de la présidentielle 2012, pour y organiser un grand rassemblement de ses partisans, imitant en cela François Hollande, qui s’installe à Vincennes.

La place de la Concorde s’inscrit dans l’histoire de la droite française. Sacrée place Louis XV, elle fut d’abord imaginée comme symbole de la monarchie. Avant de devenir celui de sa chute : Louis XVI et Marie-Antoinette, qui s’y étaient mariés dans le faste, y perdront la tête. La place est alors brièvement rebaptisée place de la Révolution. Et de nombreuses autres têtes tomberont. Celle de Madame Roland, qui prononça ces mots en 1793 sur l’échafaud: « Oh liberté, que de crimes on commet en ton nom ! »

Son nom varie au gré des régimes. Place de la Concorde sous le Directoire, le Consulat et l’Empire, à nouveau place Louis XV puis place Louis XVI sous la Restauration, place de la Charte en 1830, pour reprendre, enfin, sous la Monarchie de Juillet le nom de place de la Concorde.

En février 1934, les ligues d’extrême-droite et les anciens combattants de la Croix-de-Feu s’y retrouvent pour protester contre le gouvernement Daladier, alors accusé de corruption. La manifestation dégénère. La police tire. L’affrontement fera 16 morts et plusieurs centaines de blessés.

C’est encore là que, le 26 août 1944, une foule acclame le Général de Gaulle au lendemain de la Libération. C’est plutôt ce symbole-ci dont Nicolas Sarkozy se réclame.

« Je voudrais à la Concorde qu’il y ait des milliers et des milliers de gens qui viennent partager nos convictions, qui viennent se rassembler à une semaine du premier tour, qui viennent se mobiliser, qui viennent nous aider à construire cette France forte », a-t-il déclaré sur Europe 1. « Et puis la Concorde, la Concorde, c’est le rassemblement, c’est l’amitié et je les attends ».

Le 30 mai 1968, les gaullistes rassemblent plusieurs centaines de milliers de personnes sur les Champs-Elysées, entre la Concorde et l’Etoile, pour manifester leur soutien au gouvernement face au mouvement social.

Le 7 mai 1995, c’est place de la Concorde que Jacques Chirac fête son élection à la présidence de la République.

On lui oppose souvent la place de la République, haut lieu de rassemblement de la gauche. C’est d’ailleurs l’un des arguments avancés par un élu pour contester le déplacement des deux bassins qui ornent la place de la République, actuellement en travaux. « La place de la République fut créée, sous la IIIe République, pour faire un pendant républicain à la place de la Concorde, liée à l’histoire de la royauté ».

Estelle Gross et Baptiste Legrand


Lettre aux Français, de Nicolas Sarkozy

Cliquez sur l’image pour lire la lettre au Peuple Français de Nicolas Sarkozy.


Sarkozy : « Il faudra savoir lire et écrire en entrant au collège »

>Le Monde, 05/04/2012 à 19h17<

Nicolas Sarkozy, le 2 avril à Nancy

Proposition n°17 sur les 32 présentées jeudi 5 avril par Nicolas Sarkozy : « Il faudra savoir lire et écrire en entrant au collège » Retour masqué d’un examen d’entrée en 6e, comme l’avait proposé à l’automne 2010, suscitant une levée de boucliers, Jean-François Copé, le patron de l’UMP ? « Non », répond, catégorique, Jean-Baptiste de Froment, conseiller de Nicolas Sarkozy, et précédemment « monsieur éducation » à l’Elysée.

« La proposition fait référence aux ‘conseils de soutien scolaire' », explique-t-il. Il s’agit du dispositif soufflé par l’ancien ministre Jean-Louis Borloo et que Nicolas Sarkozy s’est engagé, lors de son meeting à Nantes, le 27 mars, à mettre sur pied pour « les élèves en difficulté », avec les « spécialistes nécessaires ».

La Lettre au peuple français diffusée ce jeudi en précise les contours et le fonctionnement, évoquant un investissement de « 2 000 euros par enfant ». « Dès que l’enseignant, en dernière année de maternelle ou au CP, aurait donné le signal, le chef d’établissement enclencherait avec le maire, la communauté éducative et les nombreuses associations compétentes, un suivi particulier de l’enfant en lien avec sa famille. Ce suivi comprendrait si besoin l’aide spécifique de professionnels, du secteur de la santé notamment », peut-on y lire. « 100 000 élèves par an pourraient bénéficier du dispositif », précise Jean-Baptiste de Froment.


De Cheminade à Hollande, les candidats devant la FNSEA

>Le Figaro, le 30/03/2012 à 12h17<

Les candidats à l’élection présidentielle se sont bousculés au 66e congrès de la FNSEA, premier syndicat agricole. Absent notable, Jean-Luc Mélenchon.

Une première dans la campagne présidentielle. Sept des dix candidats se sont succédé ce jeudi sur une même scène: celle du 66e congrès de la FNSEA à Montpellier (Hérault). Seule la gauche de la gauche manquait à l’appel, notamment Jean-Luc Mélenchon.

Tous les candidats ont évoqué trois défis majeurs. D’abord celui de l’environnement, et notamment de la gestion de l’eau, alors que la campagne française manque de précipitations pour la deuxième année consécutive. Nicolas Sarkozy a promis une simplification des autorisations administratives: «Il suffira d’une déclaration préalable» pour constituer des retenues d’eau destinées à irriguer les cultures, «jusqu’à 350.000 m3». Les autres candidats ont appelé à une meilleure maîtrise de l’eau. «Nous allons vers des crises de plus en plus difficiles et fréquentes», a prévenu François Bayrou. Toujours sur le volet environnement, François Hollande a mis en avant les sources d’énergie de substitution. «Biogaz, biocarburant, biomasse, ce sont là de nouveaux gisements d’énergie et de nouveaux revenus pour les exploitants, a indiqué le candidat PS. Il faut mutualiser ces investissements. Nous adopterons une fiscalité incitative».

Deuxième point, quasi consensuel: la politique agricole commune (PAC). «Je me réjouis des signes positifs que prend la nouvelle PAC avec le maintien de son budget. Les aides correspondent à une juste compensation pour l’agriculteur d’une politique de prix bas à la consommation», a jugé François Bayrou. Marine Le Pen est la seule prôner un arrêt de la PAC au profit d’une «PAF» (politique agricole française), c’est-à-dire une renationalisation des aides. «Je suis là pour défendre les intérêts des maraîchers français et des consommateurs français. Je ne veux pas d’une Europe agricole qui se comporte en valet de l’OMC», a prévenu la leader frontiste. Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan a exigé «une renégociation avec fermeté de la PAC car nous versons 7 milliards de plus au budget européen que nous recevons».

Allégement du coût horaire

Enfin, troisième point repris, la compétitivité. La France est désormais au 3e rang européen dans ses échanges de produits agricoles et agroalimentaires, derrière l’Allemagne et les Pays Bas. «Il faut des logiques contractuelles et solidaires, pour être plus compétitifs. Ce sera le sens de la banque publique d’investissement qui devra accompagner le développement des PME de l’agroalimentaire, a plaidé François Hollande. Nous mettrons en place un contrat collectif et non individuel entre les agriculteurs et les industriels, qui permettra une visibilité des volumes mais aussi des prix».

Nicolas Sarkozy a pour sa part défendu l’allégement du coût horaire des saisonniers adopté sous son quinquennat et celui des salariés permanents qui découlera de la TVA sociale. «97 % des salariés de l’agriculture sont concernés par une baisse de 5,4 % des charges patronales», a-t-il répété. Quant au petit candidat Jacques Cheminade, qui vante un passé de conseiller commercial de France à New York, il s’engage à «remettre l’innovation et la recherche au centre du débat agricole pour répondre au défi de 2050, celui de nourrir 9 milliards d’hommes».


Sarkozy aux jeunes : « N’ayez pas peur ! »

>Le Point, le 31/03/2012 à 18h37<

« Vingt ans. Est-ce le plus bel âge de la vie ou le pire ? La réponse viendra plus tard, quand la vie aura passé… » À trois semaines du premier tour de la présidentielle, Nicolas Sarkozy – qui n’a pas aimé sa propre jeunesse – a quitté son discours sécuritaire pour parler aux jeunes. C’est justement l’un de ses points faibles puisque, selon un récent sondage CSA, 23 % des moins de 30 ans voteraient pour lui, contre 26 % pour François Hollande. Et, en 2007, les 18-24 ans avaient voté Ségolène Royal à 63 % au second tour.

Le candidat UMP s’est donc adressé à la jeunesse samedi, au parc des expositions de la porte de Versailles à Paris. Devant quelque 8 000 jeunes enflammés, Nicolas Sarkozy fend l’armure, reprenant son hymne à l’amour de sa campagne de 2007 et mettant dans son discours « tout ce qu’il a de plus profond en lui ». « Il y a un besoin d’amour ! Je ne suis pas une momie, un robot ou un automate. Je suis un être humain. Ce que je dis sort de mon coeur et de mes tripes ! » lance Nicolas Sarkozy sous un tonnerre d’applaudissements. À la fin de son allocution, alliant la parole aux actes, le président-candidat rend hommage à son épouse, Carla Bruni-Sarkozy, assise au premier rang, avant d’aller l’embrasser.

« Fiers d’être français »

Dans un discours aux accents lyriques, le candidat invite son jeune public à « être fier d’être français », à rêver et à voir les choses en grand. « Vous avez la vie devant vous, et cette vie n’appartient qu’à vous, ne laissez personne vous la prendre ! » exhorte Nicolas Sarkozy, citant pour exemple les jeunes qui se sont engagés dans la résistance lors de la Seconde Guerre mondiale. Les invitant à « inventer un monde nouveau », il pourfend « la pensée unique » et l’héritage de Mai 68, et incite les jeunes à être « autonomes », « responsables », « libres » et à « s’engager ».

« À ceux qui ne savent rien proposer d’autre à la jeunesse que de prolonger indéfiniment l’enfance, je veux opposer la morale de cette génération qui ne se reconnaissait que des devoirs », affirme le candidat, épinglant ainsi son rival François Hollande. Pour aider « les enfants de la crise », Nicolas Sarkozy prône la création d’une banque de la jeunesse. « Vous voulez étudier ? Vous voulez vous former ? Vous voulez entreprendre ? Nous allons créer une banque de la jeunesse qui se portera caution pour tous ceux qui n’ont pas la chance d’avoir une famille pour les aider », promet le candidat. Il promet également le doublement des effectifs du service civique et le développement de l’apprentissage en imposant un seuil de 5 % d’apprentis pour les entreprises de plus de 250 salariés.

« Aidez-moi ! »

Vantant les valeurs du « travail », du « mérite » et de « l’effort », Nicolas Sarkozy emprunte de nouveau au pape Jean-Paul II son « n’ayez pas peur », comme il l’a déjà fait au Zénith de Paris dans son discours à la jeunesse en mars 2007. « Je veux que la France puisse vous dire : N’ayez pas peur ! souffle-t-il alors que cadets de l’UMP, debout sur leurs chaises, agitent des drapeaux français.

Parlant alors de lui-même et de sa campagne présidentielle, il continue : « Moi, je n’ai pas peur, car je crois dans les idées qui sont les miennes. Quand on a peur, on a déjà perdu ! » Après avoir lancé son fameux « aidez-moi ! » qui clôt chacun de ses discours, Nicolas Sarkozy assure qu’il se battra comme un fou jusqu’au 6 mai. « Il va y avoir trois semaines à fond, puis deux semaines à fond ! » explique-t-il en faisant allusion au temps qui le sépare du verdict des urnes.


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