Archives de Catégorie: Nicolas Dupont-Aignan

Les clips de campagnes ont été publiés

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Marine Le Pen :

Nicolas Dupont-Aignan :

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De Cheminade à Hollande, les candidats devant la FNSEA

>Le Figaro, le 30/03/2012 à 12h17<

Les candidats à l’élection présidentielle se sont bousculés au 66e congrès de la FNSEA, premier syndicat agricole. Absent notable, Jean-Luc Mélenchon.

Une première dans la campagne présidentielle. Sept des dix candidats se sont succédé ce jeudi sur une même scène: celle du 66e congrès de la FNSEA à Montpellier (Hérault). Seule la gauche de la gauche manquait à l’appel, notamment Jean-Luc Mélenchon.

Tous les candidats ont évoqué trois défis majeurs. D’abord celui de l’environnement, et notamment de la gestion de l’eau, alors que la campagne française manque de précipitations pour la deuxième année consécutive. Nicolas Sarkozy a promis une simplification des autorisations administratives: «Il suffira d’une déclaration préalable» pour constituer des retenues d’eau destinées à irriguer les cultures, «jusqu’à 350.000 m3». Les autres candidats ont appelé à une meilleure maîtrise de l’eau. «Nous allons vers des crises de plus en plus difficiles et fréquentes», a prévenu François Bayrou. Toujours sur le volet environnement, François Hollande a mis en avant les sources d’énergie de substitution. «Biogaz, biocarburant, biomasse, ce sont là de nouveaux gisements d’énergie et de nouveaux revenus pour les exploitants, a indiqué le candidat PS. Il faut mutualiser ces investissements. Nous adopterons une fiscalité incitative».

Deuxième point, quasi consensuel: la politique agricole commune (PAC). «Je me réjouis des signes positifs que prend la nouvelle PAC avec le maintien de son budget. Les aides correspondent à une juste compensation pour l’agriculteur d’une politique de prix bas à la consommation», a jugé François Bayrou. Marine Le Pen est la seule prôner un arrêt de la PAC au profit d’une «PAF» (politique agricole française), c’est-à-dire une renationalisation des aides. «Je suis là pour défendre les intérêts des maraîchers français et des consommateurs français. Je ne veux pas d’une Europe agricole qui se comporte en valet de l’OMC», a prévenu la leader frontiste. Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan a exigé «une renégociation avec fermeté de la PAC car nous versons 7 milliards de plus au budget européen que nous recevons».

Allégement du coût horaire

Enfin, troisième point repris, la compétitivité. La France est désormais au 3e rang européen dans ses échanges de produits agricoles et agroalimentaires, derrière l’Allemagne et les Pays Bas. «Il faut des logiques contractuelles et solidaires, pour être plus compétitifs. Ce sera le sens de la banque publique d’investissement qui devra accompagner le développement des PME de l’agroalimentaire, a plaidé François Hollande. Nous mettrons en place un contrat collectif et non individuel entre les agriculteurs et les industriels, qui permettra une visibilité des volumes mais aussi des prix».

Nicolas Sarkozy a pour sa part défendu l’allégement du coût horaire des saisonniers adopté sous son quinquennat et celui des salariés permanents qui découlera de la TVA sociale. «97 % des salariés de l’agriculture sont concernés par une baisse de 5,4 % des charges patronales», a-t-il répété. Quant au petit candidat Jacques Cheminade, qui vante un passé de conseiller commercial de France à New York, il s’engage à «remettre l’innovation et la recherche au centre du débat agricole pour répondre au défi de 2050, celui de nourrir 9 milliards d’hommes».


Dupont-Aignan pour «une France libre et rassemblée»

>Le Figaro, le 25/03/2012 à 19:36<

Nicolas Dupont-Aignan a dénoncé dimanche «le système européise et mondialiste» défendus selon lui par les «grands» candidats, notamment ceux de l’UMP et du PS.

Le candidat souverainiste a plaidé pour «une l’indépendance pour une France libre, l’espérance pour une France rassemblée». Pendant une heure et quart, le candidat souverainiste a tenté de convaincre plus d’un millier de sympathisants, réunis salle Équinoxe à Paris, que «la France a perdu sa liberté en abandonnant le pouvoir à des autorités non élues, à Bruxelles, aux marchés financiers, aux puissances de l’argent». Seul candidat à prôner la sortie de l’euro, avec Marine Le Pen, le candidat souverainiste s’en est pris à la présidente du Front nationale, «une fausse alternative» qui est selon lui «l’assurance vie du PS et de l’UMP pour se maintenir au pouvoir (…) tant elle stérilise la protestation légitime des Français». Se présentant comme le garant d’un «patriotisme apaisé», le député (non inscrit de l’Essonne) s’est exclamé: «À quoi bon prendre Le Bourget ou Villepinte, si c’est pour monter un parti contre l’autre?» Fustigeant «Mitterrand le socialiste, Chirac le centriste, Sarkozy l’homme de droite qui se sont succédé depuis 1981 et qui ont tous échoué», Dupont-Aignan s’en est pris aux principaux candidats qui «ne veulent pas de campagne parce qu’ils font semblant de s’écharper sur l’accessoire, parce qu’ils sont d’accord sur l’essentiel». Il a ciblé Nicolas Sarkozy, «rentré dans le Guinness book avec le record des annonces jamais suivies d’effets et des promesses jamais tenues», François Hollande («avec lui, la finance a encore de beaux jours devant elle), François Bayrou, «l’enfant caché de Sarkozy et Hollande» ou encore Jean-Luc Mélenchon «qui ira après le premier tour sur le pédalo socialiste avec joie».

S’adressant aux 54,65% de Français qui ont voté non au référendum de 2005 sur l’Europe, le président de Debout la République a rendu hommage à ceux qu’il a appelé les «patriotes», Philippe Séguin, Philippe de Villiers et Jean-Pierre Chevènement, qui ont voulu «rendre aux Français le pouvoir qui leur a été volé» par la commission de Bruxelles. Plaidant pour le retour au franc et la renégociation de tous les traités européens, le candidat souverainiste s’est présenté comme «un homme libre pour une France libre» et il a invité ses «chers amis, compagnons, camarades» à «gagner cette guerre pour l’indépendance du pays» face aux tenants du «système européise et passéiste». Crédité de 0,5% à 1,5% des intentions de vote dans les sondages, qu’il juge «manipulés et truqués», Dupont-Aignan a lancé à ses troupes: «On est en train de vous voler le premier tour de l’élection présidentielle (…) Marchez la tête haute à mes côtés. J’ai besoin de vous!».


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