Marine Le Pen

« Oui ! La France »

Marine Le Pen

Marine Le Pen est l’une des 3 filles de Jean-Marie Le Pen, président d’Honneur et fondateur du Front national, et de sa première femme. Après une maîtrise en droit, elle obtient le certificat d’aptitude à la profession d’avocat et entre au barreau de Paris jusqu’en 1998, où elle préfère intégrer le service juridique du FN qu’elle dirige jusqu’en 2003.

Marine Le Pen a été mariée à Franck Chauffroy, dirigeant d’entreprise ayant travaillé pour le Front national, et dont elle a trois enfants (Jehanne, Louis et Mathilde). Divorcée en 1999, elle s’est remariée avec Éric Lorio, ancien secrétaire national du FN aux élections et ancien conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais, dont elle est divorcée. Son compagnon est aujourd’hui Louis Aliot, vice-président du Front national chargé du Projet et secrétaire général du parti de 2005 à 2010.

Elle entre au Front National en 1986 est élue en 1998 dans le Pas-de-Calais au conseil Général

C’est le 5 mai 2002, au soir du second tour de l’élection présidentielle auquel Jean-Marie Le Pen s’est qualifié, que Marine Le Pen apparaît sur la scène médiatique. En effet un des  intervenants qui devait représenter le FN sur France 3 s’étant désisté au dernier moment, il fait appel à Marine Le Pen pour le remplacer : elle démontre alors des qualités de communicante  et deviendra pour les média « un bon client ».Elle apparait moderne, jeune, sympathique alors que son père était dur, désagréable voire violent. Petit à petit  les média l’invitent dans de nombreuses émissions, la dédiabolisation a réussi.

En 2004 elle est élue au parlement européen

Au congrès de 2007 du Front National  Marine Le Pen termine seconde derrière Bruno Gollnish lors de l’élection du comité central. Elle est alors nommée vice-présidente exécutive du parti par son père.

Lors des élections présidentielles de 2007, elle est  directrice stratégique de la campagne de Jean-Marie Le Pen. Son score est décevant (10,44%).  Mais  elle sera la seule à se sortir correctement des législatives de 2007 en obtenant un score  de 41,65% des voix lors du second tour.

En 2008, elle devient conseillère de la ville de Hénin-Beaumont lors des élections municipales.
Les élections européennes de 2009 sont un succès pour elle puisqu’elle obtient le meilleur score de ces élections pour le FN (10,18%) avec la liste qu’elle présente dans la circonscription Nord-Ouest, elle prolonge donc son mandat européen.

Elle succède à la présidence du FN en janvier 2011.

Ses idées, ses différences avec son père :

Elle réclame un islam français, se prononce pour le droit à l’avortement.

Pour la nouvelle campagne d’affichage du Front National pour l’élection présidentielle de 2007, une affiche représente Jean-Marie Le Pen entouré des six Français avec le slogan : « Avec Le Pen, tous ensemble, relevons notre France ». Parmi toutes ces affiches, l’une d’elle qui met en scène une jeune femme maghrébine, sème le trouble dans la vieille garde frontiste. Des représentants de l’aile catholique traditionaliste du FN jugent la photo non conforme à l’idéologie du FN. Marine Le Pen défend ce choix destiné à moderniser l’image de son père : « Sur cette affiche, on évoque la nationalité, l’assimilation, l’ascenseur social, la laïcité, qui sont des domaines dans lesquels la droite et la gauche ont absolument échoué. Un certain nombre de Français d’origine immigrée sont conscients de cet échec et entendent obtenir des réponses »

Elle est très critiquée en interne de ces choix surtout à cause du score de JM le Pen aux présidentielles de 2007 mais c’est elle qui fait le meilleur score à

C’est en 2007 que Marine Le Pen décide de s’implanter à Hénin-Beaumont, une commune ouvrière, et en difficulté économique suite à de nombreuses fermetures d’usine. Aux élections législatives de juin 2007, elle se présente avec  Steeve Briois, le responsable local du Front national. Ce dernier, conseiller municipal d’Hénin-Beaumont, mène depuis près de quinze ans un important travail d’implantation dans cette ville, avec des résultats électoraux en progression à chaque élection. Accusée par ses adversaires d’être une « parachutée », Marine Le Pen explique le choix de cette circonscription par le fait qu’elle serait « symbolique des problèmes majeurs de la France : chômage, délocalisation, insécurité». Lors de la campagne, un ancien élu local socialiste, Daniel Janssens, prend la tête du comité de soutien à Marine Le Pen et déclare vouloir « donner un coup de pied dans la fourmilière.

Un « front républicain » se constitue alors. Au second tour, le 17 juin, la progression par rapport à 2002 est plus importante qu’au premier : Marine Le Pen recueille 17 107 voix, soit 41,65 % des suffrages exprimés (au lieu de 32,1 %). Le député sortant socialiste Albert Facon, est donc réélu, mais perd environ 1 700 voix et près de 10 points par rapport à 2002. Marine Le Pen a gagné dix-sept points et près de 6 500 voix par rapport au premier tour. Il semble que ce soient les thématiques économiques et sociales (désindustrialisation, chômage, sentiment d’abandon, etc.) qui permettent à Marine Le Pen de réaliser un tel score, plus que le discours sur l’immigration et l’insécurité.

Cette élection aura permis à la vice-présidente du Front national de s’imposer un peu plus au sein du parti après les critiques dont elle a été l’objet avec les résultats de l’élection présidentielle. Elle l’aura incité à poursuivre son implantation à Hénin-Beaumont. Aux élections municipales de mars 2008, elle figure en deuxième position sur la liste du Front national à Hénin-Beaumont conduite par Steeve Briois. La campagne est marquée par l’agression de Marine Le Pen, insultée par deux individus dont l’un brandit un pistolet et selon certains témoins, aurait tiré un coup de feu.

Les élections présidentielles de 2012 :

Le congrès du parti, organisé à Tours en janvier 2011, voit l’élection de Marine Le Pen à la présidence du parti avec 67,65 % des voix des militants.

Les sondages sont bons et certains la mettent devant Nicolas Sarkozy.

Le 19 novembre 2011,  Marine Le Pen  présente son projet présidentiel. Il s’agit d’un programme de politique générale pour la France qui donne les grandes orientations. Il s’agit de fermer la parenthèse de l’hyper-libéralisme et du « mondialisme », et de redonner à la France son indépendance en matière diplomatique, monétaire, économique, commerciale, industrielle, sociale, démographique, culturelle, de défense, d’éducation et d’organisation institutionnelle. Le but étant de mettre en place une politique qui inverse le mouvement de désindustrialisation et de délocalisation afin de revenir au plein emploi, à l’équilibre de la balance commerciale et du budget de l’État. La France, doit aussi sortir de l’OTAN et redevenir une puissance d’équilibre avec sa propre politique étrangère, sa politique de défense et de coopération. À l’issue du discours, Marine Le Pen annonce qu’elle donnera en janvier 2012 un chiffrage des différentes mesures de son programme, ainsi qu’un budget prévisionnel de désendettement de l’État en cinq ans.

Les mesures phares sont la sortie de l’euro et le retour à une monnaie nationale, l’instauration de taxes sur les marchandises et les services importés, la baisse de la contribution française au budget communautaire, une réduction importante de l’immigration et le rapatriement de tous les clandestins, la lutte contre la fraude fiscale et sociale, et du côté des dépenses une augmentation importante des budgets de la fonction publique de l’État (justice, police, recherche fondamentale), de la formation professionnelle, des budgets d’investissements d’infrastructures (SNCF) et de recherche pour les énergies alternatives, une aide au financement et à l’installation des TPE et des PME, l’augmentation de 200 euros net de tous les salaires inférieurs à 1,4 fois le SMIC par une exonération des charges sociales, l’augmentation de la prise en charge de santé pour les plus pauvres (régime de base), pour les zones rurales (soins de proximité), pour la lutte contre les maladies de Parkinson et d’Alzheimer (recherche), et une réévaluation de l’allocation adulte handicapé (AAH)

Mais sa campagne est polluée par la recherche des parrainages et l’incertitude de les obtenir, elle interviendra à de nombreuses reprises pour dénoncer les pressions de « l’UMPS ».

Michèle Enfedaque

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