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Comment comprendre la victoire d’un challenger ?

Le 7 °président de la 5° République vient d’être élu le 6 mai2012.

Avec Valéry Giscard d’Estaing, Nicolas Sarkozy est le deuxième  président à s’être représenté et avoir été battu.

Comment expliquer la défaite de Nicolas Sarkozy?

François Hollande a bénéficié du rejet personnel de sa candidature et de l’absence d’alliés politiques pour l’UMP .Le front National ,qui a fait le plus haut score à une élection présidentielle, a capté bon nombre de voix qui se portaient auparavant sur le candidat de l’UMP. Au deuxième tour , les consignes de vote du Front national n’ont pas été données. Marine le Pen , à titre personnel , a divulgué son vote du deuxième tour : un vote blanc. Par ailleurs, le Modem n’a pas donné de consigne mais François Bayrou a indiqué qu’à titre personnel il voterait pour François Hollande.

Tous ces éléments (rejet du candidat et consignes de vote) ont permis à François Hollande d’accéder à la présidence de la République .Il ne partait pas vraiment favori puisque, lorsqu’il a déclaré sa candidature il n’était crédité que de 3% (avant l’épisode de DSK) . Mais tout au long des primaires, puis de la campagne il a peu à peu réussi à convaincre les français .Ces derniers  n’ont finalement pas entendu l’argument  que  son concurrent, ainsi que ses adversaires lors de primaires , avançaient : son inexpérience gouvernementale. On a pu voir une montée en puissance du candidat au fameux meeting du Bourget, lors des émissions de télévision et enfin au cours du fameux débat de l’entre-deux tours. C’estau cours de ce débat qu’il a utiliser une fameuse anaphore:  « Moi président de la République….  » cette phrase fut scandée seize fois .En creux elle formulait une critique sévère du président sortant  , ce dernier , à la grande surprise des téléspectateurs ,n’a pas réagit ,comme un boxeur sonné par  KO. Il semble que ce dernier débat a conforté ceux qui hésitaient encore à porter leur voix  sur la candidature de François Hollande .

Pour certains analystes politiques, la campagne très droitière de Nicolas Sarkozy  , cherchant à capter l’électorat du Front National ainsi que la sous-estimation de son adversaire sont des éléments explicatifs  de sa défaite. Mais il faut  bien constater que celui , qui désigné   par des sobriquets tels que Flamby ou fraise des bois ou  qui était caricaturé par une marionnette très peu flateuse dans les « Guignols » ,a surpris tous les analystes politiques et même les français. Il ne faut pas oublier que tous les sortants en Europe ont été battus lors des derniers scrutions  .

C’est une nouvelle page de la 5° République qui s’ouvre avec le deuxième président socialiste élu après François Mitterrand .Il a soulevé des espoirs et des craintes pour ses opposants . Pour l’instant c’est l’Etat de Grâce qui commence , pour combien de temps?

Michèle Enfedaque

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Nicolas Sarkozy y réunit ses partisans ce dimanche. Un choix qui s’inscrit dans l’histoire de la droite française.

>Créé le 12-04-2012 à 23h38- Mis à jour le 14-04-2012 à 21h35 Le Nouvel Observateur<

Manifestation gaulliste le 30 mai 1968 (Sipa)

Manifestation gaulliste le 30 mai 1968 (Sipa)

Lorsqu’il décide de faire ériger l’obélisque de Louxor au centre de la place de la Concorde, le roi Louis-Philippe déclare : « Elle ne rappellera aucun événement politique ». Il ne sait pas alors qu’au cours des siècles, la place se chargera peu à peu de symboles. Car ce n’est pas un hasard si Nicolas Sarkozy choisit d’en faire le lieu de célébration de sa victoire à la présidentielle de 2007, rassemblant près de 30.000 personnes. Puis qu’il décide d’y retourner ce dimanche 15 avril, à une semaine du premier tour de la présidentielle 2012, pour y organiser un grand rassemblement de ses partisans, imitant en cela François Hollande, qui s’installe à Vincennes.

La place de la Concorde s’inscrit dans l’histoire de la droite française. Sacrée place Louis XV, elle fut d’abord imaginée comme symbole de la monarchie. Avant de devenir celui de sa chute : Louis XVI et Marie-Antoinette, qui s’y étaient mariés dans le faste, y perdront la tête. La place est alors brièvement rebaptisée place de la Révolution. Et de nombreuses autres têtes tomberont. Celle de Madame Roland, qui prononça ces mots en 1793 sur l’échafaud: « Oh liberté, que de crimes on commet en ton nom ! »

Son nom varie au gré des régimes. Place de la Concorde sous le Directoire, le Consulat et l’Empire, à nouveau place Louis XV puis place Louis XVI sous la Restauration, place de la Charte en 1830, pour reprendre, enfin, sous la Monarchie de Juillet le nom de place de la Concorde.

En février 1934, les ligues d’extrême-droite et les anciens combattants de la Croix-de-Feu s’y retrouvent pour protester contre le gouvernement Daladier, alors accusé de corruption. La manifestation dégénère. La police tire. L’affrontement fera 16 morts et plusieurs centaines de blessés.

C’est encore là que, le 26 août 1944, une foule acclame le Général de Gaulle au lendemain de la Libération. C’est plutôt ce symbole-ci dont Nicolas Sarkozy se réclame.

« Je voudrais à la Concorde qu’il y ait des milliers et des milliers de gens qui viennent partager nos convictions, qui viennent se rassembler à une semaine du premier tour, qui viennent se mobiliser, qui viennent nous aider à construire cette France forte », a-t-il déclaré sur Europe 1. « Et puis la Concorde, la Concorde, c’est le rassemblement, c’est l’amitié et je les attends ».

Le 30 mai 1968, les gaullistes rassemblent plusieurs centaines de milliers de personnes sur les Champs-Elysées, entre la Concorde et l’Etoile, pour manifester leur soutien au gouvernement face au mouvement social.

Le 7 mai 1995, c’est place de la Concorde que Jacques Chirac fête son élection à la présidence de la République.

On lui oppose souvent la place de la République, haut lieu de rassemblement de la gauche. C’est d’ailleurs l’un des arguments avancés par un élu pour contester le déplacement des deux bassins qui ornent la place de la République, actuellement en travaux. « La place de la République fut créée, sous la IIIe République, pour faire un pendant républicain à la place de la Concorde, liée à l’histoire de la royauté ».

Estelle Gross et Baptiste Legrand


Les affiches officielles de la campagne

 

 

 

Voici les affiches officielles de la campagne telles qu’elles doivent être posées sur les panneaux électoraux, dans l’ordre tiré au sort officiellement

 

 

 

 


Sarkozy : « Il faudra savoir lire et écrire en entrant au collège »

>Le Monde, 05/04/2012 à 19h17<

Nicolas Sarkozy, le 2 avril à Nancy

Proposition n°17 sur les 32 présentées jeudi 5 avril par Nicolas Sarkozy : « Il faudra savoir lire et écrire en entrant au collège » Retour masqué d’un examen d’entrée en 6e, comme l’avait proposé à l’automne 2010, suscitant une levée de boucliers, Jean-François Copé, le patron de l’UMP ? « Non », répond, catégorique, Jean-Baptiste de Froment, conseiller de Nicolas Sarkozy, et précédemment « monsieur éducation » à l’Elysée.

« La proposition fait référence aux ‘conseils de soutien scolaire' », explique-t-il. Il s’agit du dispositif soufflé par l’ancien ministre Jean-Louis Borloo et que Nicolas Sarkozy s’est engagé, lors de son meeting à Nantes, le 27 mars, à mettre sur pied pour « les élèves en difficulté », avec les « spécialistes nécessaires ».

La Lettre au peuple français diffusée ce jeudi en précise les contours et le fonctionnement, évoquant un investissement de « 2 000 euros par enfant ». « Dès que l’enseignant, en dernière année de maternelle ou au CP, aurait donné le signal, le chef d’établissement enclencherait avec le maire, la communauté éducative et les nombreuses associations compétentes, un suivi particulier de l’enfant en lien avec sa famille. Ce suivi comprendrait si besoin l’aide spécifique de professionnels, du secteur de la santé notamment », peut-on y lire. « 100 000 élèves par an pourraient bénéficier du dispositif », précise Jean-Baptiste de Froment.


A la rencontre de François Hollande…

Mercredi 28 Mars un meeting de François Hollande était annoncé à Nice. Les parents de Matteo ont bien voulu  emmener Matteo et Pauline  et suivre avec eux ce meeting .L’horaire et le lieu étaient  pratiques : 14h30 à Nice, un mercredi après-midi. De plus au deuxième tour François Hollande reste le favori  des sondages. Nous allions peut-être avoir l’opportunité de rencontrer le futur président ?

Mme Enfedaque a décidé de se joindre à nous pour partager ce moment. Nous nous sommes retrouvés au théâtre de Verdure, sur la Promenade des anglais. Un soleil magnifique mais brulant. Mme Enfedaque a pu rentrer sans faire la queue par la porte réservée à la presse, pour nous ce furent  20 minutes à attendre sous la canicule. L’entrée était gratuite  et la foule importante. Une armée de vigiles nous contrôlait : les sacs, les bouteilles d’eau étaient confisquées  ou les vigiles gardaient les bouchons pour les plus chanceux !

Une fois à l’intérieur nous nous sommes retrouvés avec Mme Enfedaque  grâce à  nos portables car il était impossible de nous repérer tellement la foule était dense. Plus de places assises, aussi nous  sommes descendus vers la scène. L’objectif était de prendre des photos, de faire l’enregistrement du meeting, bref de s’approcher du candidat ! Au pied de la tribune où devait s’exprimer l’orateur se trouvait les jeunes militants du parti (MJS) avec des drapeaux  et tout le matériel du militant. Drapeaux bleu blanc rouge ou drapeau du parti .Dans le public beaucoup de spectateurs dressaient des affiches avec des slogans ou l’effigie du candidat. Mais il fallait du matériel officiel. Une jeune femme, arrivée avec sa propre pancarte  sur laquelle était écrit : « la justice pour tous » dû la rendre malgré son refus d’obtempérer. On sentait les vigiles assez tendus  sur les règles de sécurité qu’on leur avait demandé de respecter. Pour autant nous avons pu nous déplacer et nous positionner au pied de la tribune devant l’escalier qui permettait aux divers orateurs et invités de descendre s’installer sur des places réservées.

Sur les chaises encore vides nous avons pu lire : Jean-Pierre Bell, Arnaud Montebourg, Patrick Allemand, Valérie Trierweiller. Puis ils sont arrivés salués par la foule, les appareils photos crépitaient. Puis les orateurs ont défilé  à la tribune : Arnaud Montebourg, Michel  Vauzelle (Président de la Région Provence, Alpes, Côte d’Azur)  et un autre orateur élu de Nice, Patrick Allemand. Au bout d’une bonne heure, François Hollande a fait son entrée.

Nous ne résumerons pas tous les discours, ils étaient longs et reprenaient le programme de François Hollande ou  la critique de la politique de Nicolas Sarkozy, mais nous allons passer des extraits et nous allons faire un album photo.

A la fin du discours François Hollande a serré les mains de spectateurs devant la tribune, Matteo et Mme Enfedaque faisaient partie du lot. Puis ce fut le moment des photos avec Arnaud Montebourg  et  M. Bell, président du Sénat avec qui nous avons échangé quelques mots sur notre blog et le travail que nous faisions. Mme Enfedaque lui a demandé s’il était possible de venir visiter le Sénat «Bien sûr nous a t’il répondu, le Sénat est un lieu ouvert, faites votre demande et nous vous accueillerons ». Puis il nous a félicités pour notre intérêt à la vie de la cité. Une photo avec le Président du Sénat et  notre meeting touchait à sa fin.

Michèle Enfedaque, Pauline Schaus, Matteo Pavone

Merci à Marie Valet pour les 29 premières photos, et à Matteo Pavone, pour les autres.

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Empêchement: la présidentielle peut être repoussée de 35 jours

>LIBÉRATION.FR le 2 Avril 2012<

En cas de maladie prolongée d’Eva Joly, hypothèse pour l’instant écartée, le Conseil constitutionnel pourrait décaler le premier tour de l’élection présidentielle.

Que se passerait-il si Eva Joly ne pouvait pas reprendre sa campagne dans les jours qui viennent? Si ses proches se sont voulus rassurants, l’état de santé de la candidate écologiste – hospitalisée depuis dimanche soir suite à une chute, a soulevé de nombreuses interrogations.

La Constitution indique que l’élection pourrait être repoussée au maximum de 35 jours si elle ne pouvait reprendre sa campagne. « Si avant le premier tour, un des candidats décède ou se trouve empêché, le Conseil constitutionnel prononce le report de l’élection », précise l’article 7 de la loi fondamentale, depuis une révision constitutionnelle votée en 1976 durant le mandat de Valéry Giscard d’Estaing.

En cas de maladie d’un candidat, le Conseil constitutionnel devrait être saisi par l’intéressé qui se déclarerait « empêché ». La haute juridiction déterminerait alors dans quelle mesure il y a effectivement empêchement. Si sa réponse était positive, le scrutin serait reporté d’un peu plus d’un mois maximum.
Après le premier tour, « en cas de décès ou d’empêchement de l’un des deux candidats restés en présence en vue du second tour », le Conseil constitutionnel « déclare qu’il doit être procédé de nouveau à l’ensemble des opérations électorales ».

Reste qu’une telle hypothèse semble écartée, à en croire l’entourage de la candidate écologiste. La secrétaire nationale d’Europe Ecologie Les Verts (EELV) Cécile Duflot a affirmé lundi matin qu’Eva Joly avait un « était de forme très bon » et qu’elle serait sortie de l’hôpital plus tôt que prévu. Sa chute « sans gravité nécessite que tous les examens soient faits » pour qu’il n’y ait « aucun risque », a affirmé Mme Duflot lors d’une conférence de presse au siège d’EELV.

La candidate, 68 ans, avait été admise à l’hôpital Cochin à Paris dimanche soir, après être tombée dans un escalier à la sortie d’un cinéma. Elle y était encore lundi dans la matinée pour subir des examens cardiologiques.


Qu’est-ce que le vote par procuration ?

LE VOTE PAR PROCURATION

Les deux tours de l’élection présidentielle (22 avril et 6 mai) ont lieu pendant les vacances scolaires.

Vous ne pouvez pas aller voter le 22 avril ou le 6 mai ? Vous pouvez donner procuration à la personne de votre choix, inscrite sur les listes électorales dans la même commune que vous.

Rendez-vous simplement dans un commissariat, une gendarmerie ou un tribunal d’instance muni d’une pièce d’identité (passeport, carte nationale d’identité, permis de conduire).

En établissant la procuration, vous attesterez des raisons pour lesquelles vous ne pouvez pas être là (vacances, déménagement, etc.) et indiquerez prénom, nom, adresse, bureau de vote, date et lieu de naissance de la personne que vous avez choisie (qui ne peut porter qu’une procuration et doit voter dans la même commune que vous).

Munissez-vous de vos papiers et soyez en phase avec votre mandataire pour qu’il respecte votre consigne de vote…

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Image : http://hern.over-blog.com


La campagne entre parenthèses

La campagne électorale est mise entre parenthèses suite à la fusillade à Toulouse

C’est « une tragédie nationale », a déclaré le chef de l’État, qui s’est aussitôt rendu à Toulouse. Bouleversant son agenda de candidat, Nicolas Sarkozy a décrété une minute de silence mardi 20 mars à 11 heures dans toutes les écoles. « La barbarie, la sauvagerie, la cruauté ne peuvent pas gagner. La haine ne peut pas gagner. La République est beaucoup plus forte que tout cela », a-t-il affirmé. « Cet assassinat ne concerne pas que la communauté juive. Ce ne sont pas simplement vos enfants, ce sont les nôtres », a-t-il ajouté, promettant : « Tout, absolument tout sera mis en œuvre »pour retrouver le tueur.

Les candidats à la présidentielle ont momentanément mis leur campagne entre parenthèses : suspension des activités au PS et au FN, annulation d’un débat sur France 2 entre Marine Le Pen et Eva Joly et d’une réunion publique de François Fillon. De même, François Hollande (PS) a interrompu ses rendez-vous pour se rendre à Toulouse, où il a appelé à « une réponse commune et ferme de toute la République ».

Même initiative de François Bayrou (MoDem), qui a décidé d’aller à une cérémonie à la Grande Synagogue de Toulouse et qui a demandé les « gestes les plus forts d’unité nationale ». « Solidarité et concorde » : Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) a exprimé sa « plus vive émotion », estimant que « cela ajouterait l’ignominie au crime »si « la démence raciste »était prouvée.

Après avoir condamné la fusillade, Marine Le Pen (FN) a estimé que, dans ces moments, « il n’y a plus de politique, plus de campagne, plus de droite, plus de gauche ».

Ce soir une grande manifestation spontanée et silencieuse a lieu à Paris .


Jean-Luc Mélenchon prend la Bastille : 120000 personnes étaient rassemblées sur la place de la Bastille à Paris

Difficile de savoir combien de militants et sympathisants du Front de gauche étaient réunis sur la place de la Bastille dimanche 18 mars. Le parti revendique « 120 000 personnes ». Quoi qu’il en soit, ils étaient plusieurs dizaines de milliers à défiler avant d’écouter le discours du candidat du Front de gauche.

« Génie de la Bastille qui culmine sur cette place, nous voici de retour, le peuple des révolutions et des rébellions en France. Nous sommes le drapeau rouge ! » a clamé M. Mélenchon, au terme de sa grande journée pour la VIe République. « Nous sommes venus au bon endroit, à la bonne date », a-t-il fait valoir, vantant la Bastille, « point de départ de toutes nos révolutions ».

Relire le suivi en direct de la manifestation

Sur un ton solennel, le candidat du Front de gauche a rappelé les différents mouvements révolutionnaires de l’histoire de France et a appelé à « une insurrection civique qui va se donner rendez-vous dans les urnes pour commencer la révolution citoyenne afin de d’améliorer la vie du peuple qui pâtit. » « Je vous appelle à commencer ce printemps des peuples, a lancé le candidat. Ouvrez par vos bulletins de vote la brèche par laquelle passeront les votes des Grecs puis des nos camarades allemands sur lesquels souffle le modèle libéral. »

« PRENEZ LES PLACES ET LES RUES DE LA RÉPUBLIQUE »

Cette insurrection passera, s’il est élu, par la reprise du pouvoir par le peuple au travers d’une « Assemblée constituante », qui « devra être strictement paritaire ». Acclamé par ses partisans, Jean-Luc Mélenchon a également lancé : « Prenez les places et les rues de la République comme vous le pouvez dans toutes les villes et chaque village de France. » Le discours, qui n’aura duré qu’une vingtaine de minutes, s’est terminé par la traditionnelle Internationale suivie de La Marseillaise.

>LeMonde<

Vidéo de Charlie Hebdo :

http://www.dailymotion.com/embed/video/xpmy3e
Mélenchon à la Bastille par Les-Echappes

 


A quelques heures de la clôture du dépôt des parrainages, voici un article de l’Agence France Presse (13h le 16/03/2012)

PARIS (AFP) – Première étape importante dans la course à l’Elysée, le dépôt des 500 signatures d’élus nécessaires pour participer au premier tour s’achève ce vendredi à 18H00, mais la liste définitive des candidats sera diffusée lundi, après d’ultimes vérifications ce week-end.

Les derniers candidats à rassembler les 500 précieux sésames ou leurs représentants défilaient vendredi au Palais Royal, siège du Conseil constitutionnel, pour apporter leurs parrainages.

Jean-Luc Mélenchon a été le premier. Avec près de 1.100 signatures d’élus, il a présenté plus du double du nombre de parrainages nécessaires. C’est une nouvelle « étape » vers « l’insurrection civique » qu’il appelle de ses voeux, a lancé le candidat du Front de gauche qui organise un vaste rassemblement à Paris dimanche.

Philippe Poutou, candidat du Nouveau parti anticapitaliste, lui a succédé pour apporter ses 572 parrainages, suivi par l’ex ministre socialiste de l’Intérieur Daniel Vaillant, mandataire de François Hollande.

Jeudi, Eva Joly (Europe Ecologie-Les Verts), accompagnée de la secrétaire nationale du parti, Cécile Duflot, avait déposé 639 signatures. Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République, 708 signatures) l’avait précédé mercredi.

Marine Le Pen (FN), qui avait fait planer une interrogation sur sa présence au premier tour faute de signatures, a annoncé depuis avoir réuni les parrainages nécessaires.

François Bayrou (MoDem) et Nicolas Sarkozy (UMP), qui ont recueilli depuis longtemps les parrainages requis, ont choisi de ne pas médiatiser ce temps de la campagne.

Pour plusieurs autres candidats, la quête des parrainages a été âpre. Reconnaissant qu’il lui manquait 40 parrainages à 24 heures de la clôture, Corinne Lepage (Cap21) a lancé jeudi un « appel aux 40: les quarante maires, démocrates et républicains, qui vont (la) parrainer et rendre (sa) candidature possible ».

Jean-Marc Governatori (Alliance écologiste indépendante), avec 433 signatures, a tenu une réunion de dernière minute jeudi soir à Lyon pour arracher de nouveaux parrainages.

Carl Lang, représentant l’Union de la droite nationale (UDN) qui fédère plusieurs mouvements d’extrême droite, a jeté l’éponge vendredi matin: « sans financement public, sans l’argent des banques et dans un silence médiatique absolu et délibéré, la candidature d’Union de la Droite Nationale que j’ai portée a recueilli 447 parrainages de maires et d’élus, ce qui, dans un tel contexte est un véritable exploit », écrit cet ancien responsable du FN dans un communiqué.

La veille, c’est l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin qui avait admis qu’il ne disposerait pas, « sauf miracle », des 500 parrainages ». « Je serais donc empêché de participer à l’élection présidentielle », a-t-il déclaré dans le 20H00 de France 2, refusant à se prononcer en faveur d’un autre candidat.

Selon le président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, « une vingtaine de personnes ont reçu au moins un parrainage d’élu, avec parmi elles quelques candidats farfelus ».

L’une d’entre elles, Jacques Cheminade, qui se définit comme « gaulliste de gauche » et avait déjà été candidat à l’Elysée en 1995 (0,28% au premier tour), affirme avoir ses parrainages.

Pour M. Debré, l’annonce de la liste définitive des candidats lundi à 17H30, après d’ultimes vérifications ce week-end, « sera un moment solennel » puisqu' »on sera entré dans la campagne officielle, avec tous les candidats en présence, et égalité de parole entre eux ».

Pour chaque candidat validé, le Conseil constitutionnel publiera dans les jours qui suivront au Journal officiel une liste de 500 noms d’élus tirés au sort parmi ceux qui leur auront apporté leur signature.

AFP


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