Dupont-Aignan pour «une France libre et rassemblée»

>Le Figaro, le 25/03/2012 à 19:36<

Nicolas Dupont-Aignan a dénoncé dimanche «le système européise et mondialiste» défendus selon lui par les «grands» candidats, notamment ceux de l’UMP et du PS.

Le candidat souverainiste a plaidé pour «une l’indépendance pour une France libre, l’espérance pour une France rassemblée». Pendant une heure et quart, le candidat souverainiste a tenté de convaincre plus d’un millier de sympathisants, réunis salle Équinoxe à Paris, que «la France a perdu sa liberté en abandonnant le pouvoir à des autorités non élues, à Bruxelles, aux marchés financiers, aux puissances de l’argent». Seul candidat à prôner la sortie de l’euro, avec Marine Le Pen, le candidat souverainiste s’en est pris à la présidente du Front nationale, «une fausse alternative» qui est selon lui «l’assurance vie du PS et de l’UMP pour se maintenir au pouvoir (…) tant elle stérilise la protestation légitime des Français». Se présentant comme le garant d’un «patriotisme apaisé», le député (non inscrit de l’Essonne) s’est exclamé: «À quoi bon prendre Le Bourget ou Villepinte, si c’est pour monter un parti contre l’autre?» Fustigeant «Mitterrand le socialiste, Chirac le centriste, Sarkozy l’homme de droite qui se sont succédé depuis 1981 et qui ont tous échoué», Dupont-Aignan s’en est pris aux principaux candidats qui «ne veulent pas de campagne parce qu’ils font semblant de s’écharper sur l’accessoire, parce qu’ils sont d’accord sur l’essentiel». Il a ciblé Nicolas Sarkozy, «rentré dans le Guinness book avec le record des annonces jamais suivies d’effets et des promesses jamais tenues», François Hollande («avec lui, la finance a encore de beaux jours devant elle), François Bayrou, «l’enfant caché de Sarkozy et Hollande» ou encore Jean-Luc Mélenchon «qui ira après le premier tour sur le pédalo socialiste avec joie».

S’adressant aux 54,65% de Français qui ont voté non au référendum de 2005 sur l’Europe, le président de Debout la République a rendu hommage à ceux qu’il a appelé les «patriotes», Philippe Séguin, Philippe de Villiers et Jean-Pierre Chevènement, qui ont voulu «rendre aux Français le pouvoir qui leur a été volé» par la commission de Bruxelles. Plaidant pour le retour au franc et la renégociation de tous les traités européens, le candidat souverainiste s’est présenté comme «un homme libre pour une France libre» et il a invité ses «chers amis, compagnons, camarades» à «gagner cette guerre pour l’indépendance du pays» face aux tenants du «système européise et passéiste». Crédité de 0,5% à 1,5% des intentions de vote dans les sondages, qu’il juge «manipulés et truqués», Dupont-Aignan a lancé à ses troupes: «On est en train de vous voler le premier tour de l’élection présidentielle (…) Marchez la tête haute à mes côtés. J’ai besoin de vous!».

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À propos de Achille MARTIN

Entre Fayence et Paris, un étudiant de Sciences Po Paris de 18 ans, qui vous parle d'un peu tout, et c'est vachement sympa. Voir tous les articles par Achille MARTIN

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