Archives quotidiennes : 25 mars 2012

Le Pen se fait très virulente contre l’islam radical et l’immigration

>Le Parisien, le 25.03.2012 à 20h27<

Trois jours après le dénouement des tueries de Toulouse et Montauban, Marine Le Pen, très virulente, a fait feu de tout bois sur l’insécurité et l’immigration dimanche lors d’un meeting près de Nantes, promettant de «mettre à genoux» l’islam radical.

A un mois de la présidentielle, et alors qu’elle connaît un tassement dans les sondages, la candidate du FN à l’Elysée a insisté sur les thèmes fétiches du parti d’extrême droite.

«Combien de Mohamed Merah dans les bateaux, les avions, qui chaque jour arrivent en France remplis d’immigrés ?», «combien de Mohamed Merah parmi les enfants de ces immigrés non-assimilés ?», a-t-elle demandé devant quelque 1500 personnes réunies à Bouguenais (Loire-Atlantique), qui scandaient «La France est chrétienne», «Sarko collabo» ou «peine de mort» et «guillotine». «Mohamed Merah n’est peut-être que la partie émergée de l’iceberg», a poursuivi Marine Le Pen, agitant le spectre de quartiers entiers soumis aux lois de la «drogue» et de «l’islam radical», «conséquence de l’immigration de masse».

Marine Le Pen a aussi prôné l’expulsion systématique d’étrangers revenus de « voyage suspect en Afghanistan ou dans tout autre pays où l’on entraîne au terrorisme ». Pour les Français, ce sera « le port d’un bracelet électronique permanent ».


Nathalie Arthaud pense que les élections n’ont «jamais changé le sort des travailleurs»

>20 Minutes.fr le 25/03/12<

18h36: Nathalie Arthaud et le sort des travailleurs
Avec des accents d’Arlette Laguiller, Nathalie Arthaud estime que « les élections n’ont jamais servi à changer le sort des travailleurs mais qu’elles servent à s’exprimer ». La candidat estime que Mélehnchon est « un marchand d’illusions ». « Voter mélenchon, c’est une autre façon de voter Hollande », explique Arthaud.

18h28: Après Dimanche +, Nathalie Arthaud enchaîne avec BFMTV
« Il a joué son rôle. Il a fait le minimum. En même temps, c’est pour ça qu’il est payé », a affirmé la candidate LO à propos de Nicolas Sarkozy lors des tueries de Montauban et Toulouse qu’elle pense être l’oeuvre d’un « psychopathe ».


Eva Joly: légaliser le cannabis pour lutter contre les trafics d’armes

> Le Nouvel Observateur,  le 23-03-2012 à 14h35<

Eva Joly, candidate EELV à la présidentielle, a préconisé vendredi la légalisation du cannabis pour « saper l’économie parallèle à la base » et donc lutter contre le trafic d’armes comme celles utilisées par Mohamed Merah dans les tueries de Toulouse et Montauban.

« L’idée que fermer les frontières nous permettrait de lutter contre le trafic d’armes est complètement illusoire », a dit sur France Info l’ex-juge d’instruction.

« EELV a une position très radicale, c’est de légaliser le cannabis pour saper cette économie parallèle à la base », a fait valoir Mme Joly.

« Le trafic est une ressource mafieuse qui permet de financer les ventes et les rachats d’armes », selon elle et cette légalisation serait « un premier stade qui permettrait de régler beaucoup de problèmes dans nos cités de banlieue ».

Eric Ciotti, secrétaire national de l’UMP à la sécurité, a aussitôt dénoncé cette « proposition totalement irresponsable et démagogique ». « Que pense François Hollande, qui a signé un accord électoral avec Europe Ecologie-Les Verts, de cette proposition, déjà formulée par M. (Daniel) Vaillant? », s’est-il interrogé dans un communiqué.

« Légaliser le cannabis reviendrait à dire aux Français: +droguez-vous en toute tranquillité, vous ne risquez rien+, et constituerait un signal ravageur sur l’autorité morale de l’Etat. Est-ce le modèle de société que le candidat socialiste veut pour la France? Son silence ne ferait que confirmer son approbation », a-t-il accusé.


Dupont-Aignan pour «une France libre et rassemblée»

>Le Figaro, le 25/03/2012 à 19:36<

Nicolas Dupont-Aignan a dénoncé dimanche «le système européise et mondialiste» défendus selon lui par les «grands» candidats, notamment ceux de l’UMP et du PS.

Le candidat souverainiste a plaidé pour «une l’indépendance pour une France libre, l’espérance pour une France rassemblée». Pendant une heure et quart, le candidat souverainiste a tenté de convaincre plus d’un millier de sympathisants, réunis salle Équinoxe à Paris, que «la France a perdu sa liberté en abandonnant le pouvoir à des autorités non élues, à Bruxelles, aux marchés financiers, aux puissances de l’argent». Seul candidat à prôner la sortie de l’euro, avec Marine Le Pen, le candidat souverainiste s’en est pris à la présidente du Front nationale, «une fausse alternative» qui est selon lui «l’assurance vie du PS et de l’UMP pour se maintenir au pouvoir (…) tant elle stérilise la protestation légitime des Français». Se présentant comme le garant d’un «patriotisme apaisé», le député (non inscrit de l’Essonne) s’est exclamé: «À quoi bon prendre Le Bourget ou Villepinte, si c’est pour monter un parti contre l’autre?» Fustigeant «Mitterrand le socialiste, Chirac le centriste, Sarkozy l’homme de droite qui se sont succédé depuis 1981 et qui ont tous échoué», Dupont-Aignan s’en est pris aux principaux candidats qui «ne veulent pas de campagne parce qu’ils font semblant de s’écharper sur l’accessoire, parce qu’ils sont d’accord sur l’essentiel». Il a ciblé Nicolas Sarkozy, «rentré dans le Guinness book avec le record des annonces jamais suivies d’effets et des promesses jamais tenues», François Hollande («avec lui, la finance a encore de beaux jours devant elle), François Bayrou, «l’enfant caché de Sarkozy et Hollande» ou encore Jean-Luc Mélenchon «qui ira après le premier tour sur le pédalo socialiste avec joie».

S’adressant aux 54,65% de Français qui ont voté non au référendum de 2005 sur l’Europe, le président de Debout la République a rendu hommage à ceux qu’il a appelé les «patriotes», Philippe Séguin, Philippe de Villiers et Jean-Pierre Chevènement, qui ont voulu «rendre aux Français le pouvoir qui leur a été volé» par la commission de Bruxelles. Plaidant pour le retour au franc et la renégociation de tous les traités européens, le candidat souverainiste s’est présenté comme «un homme libre pour une France libre» et il a invité ses «chers amis, compagnons, camarades» à «gagner cette guerre pour l’indépendance du pays» face aux tenants du «système européise et passéiste». Crédité de 0,5% à 1,5% des intentions de vote dans les sondages, qu’il juge «manipulés et truqués», Dupont-Aignan a lancé à ses troupes: «On est en train de vous voler le premier tour de l’élection présidentielle (…) Marchez la tête haute à mes côtés. J’ai besoin de vous!».


Le candidat Bayrou met en scène les six premiers mois de sa présidence

>L’Alsace le 25/03/2012 à 18:31<

François Bayrou a mis en scène dimanche au Zénith de Paris les six premiers mois de sa présidence pour crédibiliser sa candidature et réaffirmer sa détermination à gagner, alors que les derniers sondages le placent au coude à coude, voire derrière Jean-Luc Mélenchon.

Devant plusieurs milliers de personnes enthousiastes scandant «Bayrou président» ou «on va gagner», le leader du MoDem s’est présenté comme le candidat de «l’espoir» face à ses concurrents de l’UMP et du PS.

«C’est eux qui nous ont conduits là où nous sommes, ils ont endormi le peuple français en refusant de regarder en face la réalité de notre situation, ils nous ont conduits sur le chemin du déclin toujours plus rapide, faute de prévoir avant de gouverner, faute de définir d’un trait sûr la route à suivre», a-t-il lancé.

«La réussite du changement est impossible avec Nicolas Sarkozy» dont le quinquennat a été marqué «par l’injustice et l’esprit de clan». Elle n’est pas non plus possible avec François Hollande et le «programme abracadabrant» de son parti et «la surenchère déboussolée de ses partenaires», a-t-il expliqué.

«C’est le choix de la lucidité, du combat, du courage que je propose à notre pays», a-t-il expliqué avant de mettre en scène les six premiers mois de son futur mandat.

«Elu président de la République le 6 mai, j’organiserai le 10 juin, jour du premier tour de l’élection législative et en même temps que celle-ci, un référendum de moralisation de la vie publique en France», a dit le leader centriste.

«Avant le 14 juillet, le gouvernement préparera une loi de finances rectificative qui portera en particulier sur des économies dans le fonctionnement de l’Etat, la création d’un point de TVA et l’abaissement des niches fiscales», a-t-il ajouté.

Dans un même temps, il créera «la possibilité d’un emploi sans charges pour toutes les entreprises de moins de 50 salariés» et mettra en place «un commissariat aux stratégies de production», a-t-il poursuivi en précisant que le Parlement siègerait pour cela exceptionnellement pendant tout l’été.

Pendant cette session, «le Parlement préparera une loi-cadre sur ‘le Produire en France’ et se prononcera sur un texte portant sur diverses mesures d’urgence» en matière de logement et de santé, a précisé le leader centriste.

«Pendant l’été, je lancerai un ‘Grenelle de l’Education’ et à l’automne, un grand projet de loi social sera débattu au Parlement qui permettra notamment la participation des salariés aux conseils d’administration, limitera le recours aux CDD avec la création d’un contrat de travail unique ».

François Bayrou proposera en outre aux partenaires sociaux »des propositions« pour augmenter le pouvoir d’achat des salariés» et une loi sur l’indépendance des médias.

Dans le domaine associatif, il proposera «un cadre juridique à l’emploi bénévole» et fera voter, avant fin 2012, «une loi sur l’égalité hommes-femmes qui traitera de la parité en politique, de l’égalité salariale et des violences conjugales».

François Bayrou est également revenu sur le drame de Toulouse et Montauban, qui lui avait valu des critiques à droite sur sa mise en cause de «ceux qui font flamber les passions».

«La République a des questions à se poser», a renchéri le leader centriste en s’étonnant qu’un «assassin désaxé, repéré par tous les services, identifié et sur la liste noire des services de renseignement américains, puisse se constituer un arsenal d’armes de guerre, s’entraîner, commettre ces meurtres (…) sans que nul ne soit en alerte»

Il a également annoncé que s’il était élu il ferait de «la lutte contre le trafic d’armes une priorité» nationale.


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